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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 07:30
3 mai 2010 - Journée mondiale de la liberté de la presse

 

 

Proclamé par les Nations Unies dès 1946, le principe de la liberté de l’information est depuis longtemps reconnu comme un élément essentiel du droit fondamental à la liberté d’expression par divers instruments internationaux qui font autorité comme la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


Rappelant l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme , qui affirme que le droit fondamental à la liberté d’expression comprend la liberté « de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit », l’UNESCO célèbre aujourd'hui la Journée mondiale de la liberté de la presse 2010 en soulignant l’importance de la liberté d’information en tant que partie intégrante de la liberté d’expression qui contribue à la gouvernance démocratique et au développement.

L’UNESCO est la seule organisation du système des Nations Unies ayant reçu mandat de promouvoir la liberté de l’information et son corollaire, la liberté de la presse. L’Acte constitutif de l’UNESCO stipule que l’Organisation se propose de favoriser « le libre échange des idées et des connaissances » et « la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ». Liberté d’expression et liberté de la presse figurent donc parmi les principes directeurs de l’UNESCO, et la liberté de l’information est au cœur du mandat de l’Organisation et de son action dans ce domaine. 

La participation démocratique suppose que les gens soient bien informés, condition indispensable pour qu’ils puissent contrôler et évaluer efficacement les performances de leurs dirigeants élus, et participer activement au débat public et aux décisions ayant un impact sur leur existence.

La liberté de l’information est donc un instrument essentiel pour permettre à l’opinion de demander des comptes aux gouvernants et autres acteurs de la vie publique, qui contribue à décourager la dissimulation, la corruption et les mauvaises pratiques en général. Le droit de savoir est un facteur d’émancipation qui contribue au respect et à l’exercice d’autres droits qui affectent directement le bien-être de la population.

En outre, une plus grande liberté de l’information peut contribuer à améliorer l’efficacité du gouvernement et sa réactivité par rapport aux besoins de la population, tout en renforçant la confiance des citoyens envers ceux qui les gouvernent. Enfin, la liberté de l’information a souvent pour corollaires un meilleur fonctionnement des marchés et l’instauration d’un climat plus favorable aux investissements. Pour toutes ces raisons, il est de plus en plus reconnu que la liberté de l’information est l’une des clés de la démocratie et du développement socioéconomique. 

On peut interpréter la liberté de l’information dans un sens restreint (le droit d’accès à l’information que détiennent les pouvoirs publics) ou lui donner une portée plus générale (la possibilité d’obtenir et diffuser également les informations émanant d’autres sources).

Quoi qu’il en soit, la liberté de l’information est étroitement liée au droit fondamental à la liberté d’expression, dont elle apparaît indissociable. Elle a pour corollaire la liberté de la presse, élément essentiel pour permettre aux médias de promouvoir la démocratisation, la bonne gouvernance et le développement humain en s’acquittant de leur triple mission de « garde-fou contre les abus de pouvoir (en encourageant la responsabilité et la transparence), de tribune citoyenne du débat politique (en aidant les électeurs à se prononcer en pleine connaissance de cause), et de pense-bête des décideurs (en interpellant les gouvernements sur les problèmes de société) » .

Inversement, le droit de savoir ne saurait s’exercer pleinement en l’absence de médias libres, indépendants, pluralistes, honnêtes et compétents. 

Comme par exemple le "Courrier des Yvelines"...

Un argument essentiel en faveur de la liberté de l’information est l’impact tangible que le droit de savoir peut avoir sur la vie des gens, en leur facilitant l’exercice de leurs autres droits.

 

L’accès dans les meilleurs délais à l’information est un facteur d’émancipation qui permet aux gens de participer en pleine connaissance de cause aux décisions qui les affectent, et de demander éventuellement des comptes aux gouvernants et autres acteurs de la vie publique. Cela permet aux individus de mieux connaître leurs droits et donc de les exercer ou de réagir quand ils sont bafoués.

 

D’autre part, la libre circulation de l’information peut également aider à faire la lumière sur les éventuels détournements de fonds publics, et avoir une influence positive sur la qualité des services et prestations sociales. On peut citer des exemples qui montrent que bien des gens ont bénéficié de ces circonstances favorables. Malheureusement, il est tout aussi évident que dans la plupart des cas les plus défavorisés n’ont pas accès à ces informations pourtant essentielles.

 

Pour concrétiser la promesse d’émancipation citoyenne implicitement liée au droit de savoir, il est absolument nécessaire de susciter une exigence d’information au sein de la population, et d’abord chez les plus pauvres et les plus vulnérables, les femmes, les jeunes et tous ceux que le manque d’accès à l’information risque de pénaliser le plus lourdement. 

 

Il appartient aux médias de mobiliser l’opinion en faveur du droit de savoir en en montrant les bénéfices et aussi de relayer l’information portant sur des points essentiels comme les conditions d’accès aux services publics, les programmes d’aide sociale, les activités créatrices de revenus ou la protection contre les violences domestiques.


Ils peuvent également aider la population à exprimer son mécontentement, relayer ses revendications et ses demandes d’éclaircissements et lui donner les moyens de participer au débat public. Le rôle des médias communautaires – grâce notamment aux TIC – s’avère particulièrement important quand il s’agit de toucher les populations marginalisées, et notamment celles qui vivent dans des zones généralement ignorées des médias privés à vocation commerciale.

 

Voilà une belle mise en perspective de ce blog... 

 

Qu'en pense notre Maire de tout cela ?

 

Certainement que du bien, puisque c'est l'UNESCO qui l'écrit, pas moi...


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commentaires

Pisciacais 15/05/2010 22:43



Certains fêtent la journée de la presse à leur manière...



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