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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:00

ROBESPIERRE


ECO-QUARTIER ?

 

La seconde réunion ouverte au public relative au projet d’aménagement pour l’éco-quartier Robespierre, anciennement ZAC Bongard, s’est tenue ce vendredi 29 avril.

 

Environ une cinquantaine de pisciacais ont fait le déplacement, sans compter les élus présents.

 

Présentée comme une réunion de concertation, appelons-la plutôt réunion d’information, tant le projet est encore « en amont » avec des choix à prendre et à venir.

 

Une histoire de proportion

 

Initialement prévu pour 1500 logements, l’EPFY - Etablissement Public Foncier des Yvelines – demande de passer à 2000 (au minimum) afin de mieux lisser la répercution du coût de la dépollution des sols qui est à sa charge et qui doit être en mesure d’impacter raisonnablement les frais dépensés sur le prix de vente des terrains au promoteur. Faute de quoi, la rentabilité du projet exigerait des prix de vente trop élevés pour les logements.

 

Avec la bonne règle de trois, nous avons donc un tiers de logements en plus, et non pas seulement +25%. Monsieur le Maire a décidemment des problèmes avec les chiffres et les mathématiques…

 

ECO : Nouvelle définition !

 


Tout d’abord, 2000 logements, c’est pas moins de 6000 habitants supplémentaires.

 

Pour les finances de la commune de Poissy, c’est une très bonne chose à terme ! Taxe d’habitation et taxe foncière ne seront pas de trop pour renflouer les caisses et subvenir aux dépenses de fonctionnement de la ville. Le budget 2011 en prévoyant 9 millions de plus par rapport au réel 2010, gageons qu’il est possible d’y arriver en l’espace de trois ans, comme sur la période 2008-2010.

 

Par voie de conséquence, la sur-densification urbaine appelle à revoir la hauteur des bâtis de R+4 à R+5 voire R+6 si le nombre de bâtiments n’était pas à la hausse lui aussi.

 

L’éco-quartier reçoit donc une nouvelle définition : ECO = ECO-nomique

 

Vous pensiez ECO-logique ? Mais en dehors de la présentation et des aspirations à la « traversée douce » (entendez « avec une peu de verdure »), la réalité se profile telle qu’elle est ou qu’elle va être.

 

Sur-densification et écologie ne fait pas peur à Vivre Sa Ville, association écologiste pisciacaise dont l’ex-président est adjoint au Maire, en charge de l’urbanisme. Un des nombreux membres présents a même indiqué qu’ils étaient « tout à fait d’accord ».

 

On sera finalement en hauteur comme dans une maison dans les arbres, mais sans les arbres…

 

Mais puisqu’on vous dit qu’ECO veut dire ECO-NOMIQUE, plus ECO-LOGIQUE, il n’y a aucune contradiction.

 

La belle idée d’un éco-quartier où les modes de déplacement doux supplantent la voiture occultent naïvement les difficultés déjà actuelles de circulation mais aussi celles à venir en particulier au rond point du Bd de l’Europe qui deviendra un point névralgique du flux de transport pisciacais.

 

Obtenir le label eco-quartier en reprennant le scénario du « quartier sans voiture », avec sa trame verte, sera probablement un enjeu plus facile à atteindre qu’à pouvoir y accéder avec 4 roues.

 

De plus, le quartier accueillera la base du chantier EOLE le temps des travaux débutant en 2014, jusqu’en 2018. Le quartier sera partiellement réalisé pendant plusieurs années. Mais cela laissera probablement le temps à l’EPFY d’acquérir les 95% de terrains utiles au projet.

 

Le Maire a même évoqué l’idée de transformer les anciens « quais Talbot » à proximité en gare pour aider les futurs habitants à prendre le RER, mais chacun sait que toute gare est un aimant à l’intensification du trafic routier local, pour lequel l’inexistence d’un parking digne de ce nom ferait du stationnement du quartier une galère sans nom.

 

Le point positif est l’intégration d’un groupe scolaire en liaison avec le quartier de Noailles.

 

Avec la crèche et la garderie qui seraient installées rue Gallieni, à la place de l’ancienne Poste, ce serait parfait !

 

L’équipe municipale n’a pas manqué de souligner que « la réflexion se poursuivait ». J’en ai donc profité pour indiquer de penser à installer les prises (électriques) pour les futures voitures « propres » (on parle au niveau sonore, pas au niveau des batteries ou de l’électricité à produire, avec ou sans nucléaire).

 

La crainte est qu’entre les différents scénarios présentés, le choix soit déjà fait, et que la concertation des pisciacais se limiterait au choix de la couleur des peintures.

 

Mais le rose est tellement plus « chou »…

 


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commentaires

le million 10/05/2011 14:48



après la langue de bois du Pisciacais, la gueule de bois des Pisciacais, après impôts.



Armelle Haya Héliot 04/05/2011 18:40



Dans le dernier Pisciacais :


Les enjeux retenus après la concertation


- Présence forte sur les axes extérieurs : des bâtiments multifonctions faisant office de barrières protectrices le long du boulevard de l’Europe, la rue Saint-Sébastien transformée en axe de
desserte (commerces, voie réservée aux transports en commun...).


- Privilégier un quartier “sans voiture”, irrigué par une trame verte de liaison avec la forêt. Priorité accordée aux modes


actifs (parcours piétons, cyclables).


- Promouvoir la diversité des formes bâties : bâtiments multifonctions, traversants, plots, logements intermédiaires...


- Programmer la diversité des fonctions : équipements, commerces, bureaux, logements, aires de jeux...


- Implanter un groupe scolaire au cœur, en lien avec la rue Saint-Sébastien et le quartier de Noailles.


- Des connexions et interactions avec l’environnement proche : hauteur des constructions en harmonie avec les bâtiments


existants, liens visuels et piétons avec les quartiers adjacents, liaison avec le quartier Saint-Exupéry.



Anti-UMPS 03/05/2011 11:28


L'enjeu reste les transports et la circulation, vous avez la bonne analyse. Le choix du nombre des habitations et de leur implantation est important, je ne doute pas des choix présentés à la sauce
écolo-bobo, mais le plus important est son accès lui même lié à sa localisation dans la ville, qui n'est pas neutre. Dans plusieurs de vos articles, vous parliez du PLU, a-t-il été pris en compte
et modifié en conséquence ?


Armelle Haya Héliot 03/05/2011 08:40



Je viens de relire le pv du conseil municipal du 29/01/2009 dont cet extrait : Enfin, le règlement du P.L.U. applicable à la Z.A.C. était peu restrictif du fait de l’absence de
C.O.S. et des hauteurs de construction autorisées. J'ai souvenance, en groupe de travail, qu'il n'était pas question d'aller au-delà du R4/R5 !? Qu'est-ce qui a fait
changé cette volonté ?



illusion 02/05/2011 19:31



Dans votre article, vous mentionnez que l'EPFY demande de passer à 2000 logements minimum afin que le coût de dépollution soit pris en charge ! Vous parlez de 6000 habitants supplémentaires,
pourquoi ce nombre ? Avez-vous eu le nombre de logements par type, si il s'agit de studios ou de T2 peut être mais si il s'agit de T3 T4 et T5, cela peut être plus. Il faudrait connaître le
projet réel, nous sommes dans le flou artistique. Il faudrait savoir le SHON utilisé, nous avons déjà la surface. Pour les bâtis pour R+4 R+7, là aussi on ne sait rien, peut être plus. Une
question posée : y aura t il des balcons et terrasses, moins sûr, la réponse a été éludée mais on a mentionné MASSENA à PARIS. Si on va à ACHERES, ils construisents un immeuble BBC avec quelques
balcons et terrasses (4), sans espaces verts, seuls les arbres aux pieds des immeubles et la forêt pas loin. Ils ont un SHON de 5000m2 pour 2000m2 terrain, R+8 et R6, imaginez ce que l'on peut
faire avec environ 13 HA. Pour le quartier sans voiture, rions un peu jaune. La ville de POISSY connaît les embouteillages tous les jours mais ce n'est pas grave, ils prendront leur vélo et la
marche à pied est excellente pour le coeur, sauf pour celles et ceux qui rencontrent des problèmes de santé ou de handicap. Quant aux espaces verts là aussi le SHON, nous saurions exactement ce
qui leur est réservé. Finalement rien. Quand on voit la maquette des promoteurs ou des plans, souvent on voit les espaces verts, mais il faut aller y regarder de plus près l'échelle et on
remarque que c'est très bien fait. C'est comme les trois scénarios présentés on ne sait rien, ni échelle, ni surface. RIEN DE RIEN. La quasi totalité des réponses aux questions
n'a pas permis d'en savoir plus mais  au contraire fait planer des interrogations sur la future ZAC.  Pourquoi l'ancienne municipalité pouvait construire 600 à 800 logements sur ce
site, avec des espaces verts, des parkings  et dépollution comprise.VOIR PLU  Il devait être rentable lui aussi. Certes les bâtiments BBC ont un coût, mais est-ce vraiment nécessaire
pour la rentabilité de l'opération de passer à 3.5 fois le nombre de logement par rapport à  l'ancien projet ou alors y aurait-il quelque chose que l'on ne sait pas. Combien de logements
aidés ou sociaux vont y être construits en terme de SHON, car entre des studios et des T 5 ce n'est pas la même chose, en terme d'habitants et donc il faut aussi impacter ce coût de construction
puisqu'il s'agit d'une opération ZERO.


Finalement cette réunion a été le processus réglementaire pour la formation de la future ZAC car si on va chercher la définition du mot CONCERTATION : LA CONCERTATION EST L'ACTION POUR
PLUSIEURS PERSONNES DE S'ACCORDER EN VUE D'UN PROJET COMMUN.


OU EST L'AMBITION DU PROJET COMMUN ?



ddebus 03/05/2011 06:54



J'estime simplement une moyenne de 3 personnes par logement, mais je n'ai pas la science infuse et je peux évidemment me tromper. Comme nous sommes dans le flou, sur tous les points que vous
indiquez, je ne doute pas que plusieurs d'entre nous sont repartis avec plus de questions et d'incertitudes qu'avant, même s'il y a une physionomie globale qui a été présentée.


Le BBC coûtant "un peu" plus cher, l'équilibre financier est relevé (de 33%). La municipalité s'est accordée avec l'EPFY sur ce point pour arriver à un poids zéro sur les comptes de la ville.
Mais cela ne laisse guère le choix quant à l'ampleur du dimensionnement du projet, l'EPFY n'est pas folle. Cela tient à l'ambition d'avoir un ECO-quartier et d'être reconnu comme exemplaire dans
ce domaine. Est-ce un bien commun ? Probablement, mais seulement si les "périphériques" sont bien pris en compte, comme les flux de déplacement dont l'intégration et les scénarios dans ce domaine
ont été quasi inexistants et non quantifiés. Le véritable enjeu pour Poissy est là, à mon sens. 



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