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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 08:00
Gestion des effectifs publics, plan de départs volontaires, des résultats ?

Voté en avril 2016, le plan de départs volontaires des agents de Poissy concernait 200 postes.

En cible la réalisation d’économies sur la masse salariale qui avait anormalement gonflé lors de la précédente mandature (2008-2014). Les embauches avaient été nombreuses et d’ailleurs dénoncées dans les colonnes de ce blog après une scission en 2009 au sein de l’équipe municipale majoritaire de l’époque.

Évidemment, la cause était entendue et dans un contexte de baisse significative des financements étatiques, la démarche s’imposait.

En terme de réalisation, proposer des indemnités « comme dans le privé » suivait une logique établie.

Les autres conditions n’étaient finalement pas suffisamment attrayantes (on parle de perte du statut de fonctionnaire, à confirmer) pour sauter le pas.

Ainsi aux dernières nouvelles, le dispositif proposé n’aura intéressé que... trois personnes...!

Toutefois la problématique subsistant, il aura fallu s’adapter pour réaliser les économies attendues.

C’est finalement l’ancienneté et l’âge avançant des agents que la clef de solution s’est trouvée : les départs à la retraite n’ont pas tous été remplacés.

Se pose toutefois la question de la gestion territoriale des emplois et compétences : entre communes, communautés de communes ou d’agglomérations, département et région IdF, voire l’Etat, l’impression donnée est que la coordination n’a pas été à la hauteur.

C’est peut-être même à se demander s’il y en a une, dans la continuité de celle faite lors des démantèlements des unités militaires avec basculement vers la Police et la Gendarmerie.

S’il faut saluer l’initiative du premier édile pisciacais, elle montre le déficit patent de cette gestion au niveau adéquat.

La tentative de fusion des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine recèlait peut-être ce type de démarche, mais elle manque singulièrement de réflexion et d’action publique effective et visible.

Poser le problème est l’étape de base, mais à plus grande échelle que le simple échelon communal.

À l’heure où on parle de « Grand Paris », cette composante des effectifs et compétences reste étrangement absente des débats, voire du projet. Quelqu’un en aurait-il une vision plus précise ? Nous sommes preneurs...!

Il faut probablement ne pas oublier que les « proximités politiques » restent un point qui n’aide pas à prendre à bras le corps et traiter le sujet.

Dans certains territoires, la forme de traitement social que certains emplois revêtent, fait que la démarche restera difficile et que, de ce fait, le traitement équivalent au secteur privé atteindra toujours ses limites. Le raisonnement ne peut pas être que purement financier. On a vu les ravages aux dernières élections sur la sphère socialiste de la réforme des allocations familiales : sur le papier, l’économie était faisable et faite. Les Français ont utilisé un autre papier dans les urnes en guise de remerciement.

Mais ce n’est pas une raison (suffisante) pour ne pas prendre les décisions et mener le travail.

La politique politicienne ne fait plus recette, seuls les résultats comptent et compteront à l’avenir. Faut-il attendre une nouvelle déception des citoyens ?

Gestion des effectifs publics, plan de départs volontaires, des résultats ?
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:00

SIDRU, le dossier chaud dans les Yvlines.

Après l'épisode des 20 millions de condamnation, voici le double effet - a minima - qui se profile : 50 millions en suspend pour le compte d'une autre grande banque, française cette fois.

Conséquence de la gestion de l'ancien président du SIDRU, Emmanuel LAMY, maire de Saint Germain en Laye, c'est toutefois l'actuel qui fait l'objet de tirs nourris de la part des autres adhérents. En cause sa volonté de trouver une solution pour étaler le paiement du remboursement des premiers 20 millions.

Soit ils ont eu un éclair de lucidité - bien tardive - quant à la situation financière du SIDRU, soit ils préparent purement et simplement sa cession au profit des deux banques.

Pourquoi une telle perspective ?

Lorsqu'on voit que sa valeur a été largement sous-évaluée, bien en deçà des 70 millions de dettes plus que probables, ne va-t-on pas assister au plus grand hold-up du Nord-Yvelines par la confiscation pure et simple de ce service semi-public ?

Alors si ce n'est pour dire "c'est pas nous, c'est lui", pourquoi les maires des communes adhérentes ne sont-ils pas tous derrière leur président ?

Parce qu'il est en disgrâce dans sa commune, Poissy ?

Pour ceux qui connaissent l'histoire de la grenouille et du scorpion, ne serait-ce pas un remake politique, quitte à saborder un bien commun ?

Et si on demandait des comptes à l'ancien président, bien peu locace ?

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:00

La cour d'appel vient de trancher dans la contestation du contrat de prêt dit "toxique " qui oppose le SIDRU et la banque allemande DEPFA. En faveur de la banque...! Avec la bagatelle de près de 20 milllions à verser dans les 6 mois, malgré le recours en cassation, la trésorerie de l'organisme public est mise à mal, très mal, puisque seuls 8 millions avaient été provisionnés.

Par ailleurs, exit l'amende de 120.000 euros infligée en première instance à la banque.

Donc cette banque n'aurait pas mal conseillé le SIDRU.

Dans cette affaire d'apprentis sorciers, c'est fort de café, et la tasse, c'est le SIDRU, donc les 15 communes adhérentes, et leurs administrés qui va/vont la boire. D'autant plus fort que la cour d'appel se base sur la "qualité " de son président de l'époque, le maire de Saint-Germain en Laye.

Il serait question de tenter de déroger aux règles et demander un prêt sur 20 ans de 12 millions d'euros dans les 6 mois, sans surcoût pour les usagers....!!

Outre l'imprévoyance face au risque pourtant soulevé par un opposant dès 2007, on voudrait nous faire croire que, "dormez tranquille braves gens", ce ne vous coûtera rien de plus...à 20 millions d'euros près. Sans compter les intérêts !

L'actuel président, l'ancien premier adjoint aux finances de Poissy, essaye de faire face à cette situation inédite, mais sans vouloir s'avouer battu, la dérogation a de minces chances d'aboutir.

Alors, si la mise sous tutelle de l'état, qui se balance au dessus de nos têtes comme l'épée de Damoclès, se mettait en œuvre, il est imaginable que le représentant de l'état se retourne vers là où il y en a pour chercher les 12 millions manquants. Pour le club des 15 adhérents, cela ferait une colline au lieu de la montagne d'argent, mais quand même...! Sauf à mettre en liquidation judiciaire le SIDRU, avec toutes les conséquences négatives , il va bien falloir payer et trouver de quoi le faire !

D'emblée, il faudrait demander que le maire de Saint-Germain en Laye assume sa responsabilité en qualité de président de l'époque, en appliquant un coefficient de 2 dans à la clef de répartition entre villes. On ne veut plus entendre l'insupportable "responsable mais pas coupable"...!

Honte aux élus qui à l'époque ont entériné cette folie, malgré les alertes faites. Un simple capage dans une formule à taux variable aurait pourtant suffit !

Honte à la banque DEPFA qui s'est laissée entraîner dans une forme de facilité et qui, dans sa fuite en avant vers cette recherche de lucre, en a "oublié" de mettre un filet de sécurité pour son client. Une négligence donc, on ne peut effectivement soutenir qu'il y aurait eu "mauvais conseil". Y a-t-il eu conseil ?

Pour reprendre la formule du battement d'ailes du papillon, le crissement du stylo sur le contrat de prêt génère une grosse baffe de 20 millions d'euros 10 ans plus tard.

Et vous, vous les estimez à combien celles qui se perdent ?

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:00

Avec le développement des intercommunalités, redécoupage des cantons, les départements français ont du plomb dans l'aile. Ainsi vont leurs finances également avec un trou résultant du désengagement de l'Etat, entre autres.

Car les difficultés ne sont que la conséquence d'un cumul d'actions effectuées dans le passé.

Ainsi, les aides diverses et les embauches n'ont pas été réellement remises à plat à l'aune de la création des intercommunalités.

+66% c'est donc la hausse (record de France) votée dans les Yvelines, à l'unanimité moins deux courageux (Philippe Brillaut et Sylvie D'Esteve qui s'y sont opposé).

Certains maires mettent en avant qu'ils "préservent" leurs administrés en...maîtrisant les dépenses communales...mais en votant la hausse départementale avec leur autre casquette...

Pour soutenir l'argument de bonne gestion, la logique aurait voulu une baisse communale en montant équivalent à la hausse départementale... mais à Poissy la hausse de 2011 n'a pas été remise en cause en 2015 ni en 2016.

Idem en 2017. En cause la baisse de la dotation de l'Etat mise en œuvre sous le mandat présidentiel Sarkozy, et évidemment continué sous celui de Hollande. Certains Pisciacais en ont été bien maris.

Les électeurs auront-ils la même vision que les contribuables ?

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:00

En étant passé à plus de 1000 employés, la ville de Poissy a grossi démesurément ses effectifs. Après une année 2008 de stabilité, le maire socialiste s'était engagé dans une hausse exagérée des dépenses de fonctionnement, par l'embauche et la hausse indiciaire, à partir de 2009. Ceci avait représenté une des principales source de désaccord, à l'époque, n'ayant ensuite de cesse de relever - et dénoncer - la dérive entrevue alors.

Le plan de départs volontaires à la ville de Poissy, dont il a été fait écho ce jour par certains médias nationaux, n'est donc que la suite logique de la démarche de réduction des coûts de fonctionnement, d'autant que la dotation de l'Etat va accélérer sa chute.

Au passage, la décision a été prise sous le gouvernement Fillon-Sarkozy. Si les conséquences se font voir de manière accrue à partir de 2014 pour arriver à un seuil "cible" au plus bas en 2017, il est de bon ton d'accuser le gouvernement en place, oubliant opportunément l'origine faute d'avoir anticipé au moment où il fallait.

C'est donc dans l'urgence que le plan de départs volontaires est lancé, car à regarder de plus près le document "numéro spécial finances" du journal municipal reçu ce même jour dans les boites aux lettres pisciacaises, "çà ne peut pas continuer".

On pourra quand même s'étonner que la décision n'ait pas été annoncée dans ce numéro, ni son coût prévisionnel. Le budget de l'année 2016 s'élève à près de 94 millions d'euros. Le départ de 200 personnes n'est pourtant pas une mince affaire, tant en terme de timing que de charges supplémentaires. Comme dans le privé, c'est "un mal pour un bien" que de faire une dépense exceptionnelle de cette nature.

En indiquant une "prime au départ" entre 10.000 et 60.000 euros, gageons sur une moyenne estimée de 30.000 euros, soit un montant de 6 millions au total. A cette prime d'incitation, il faut évidemment ajouter l'indemnité de départ "classique". Sans connaître précisément le nombre final ni le profil (ancienneté) des candidats au départ, gageons que le montant global s'approche des 10 millions. Le montant pourrait faire peur, le tout est de savoir en combien de temps la ville le "récupère" par la baisse de la masse salariale. Il faudra bien entendu éclairer nos concitoyens en toute transparence.

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