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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 19:00
Le voile déchaine une nouvelle fois les passions

Ce n'est en effet pas la première fois que la question du voile déchaîne les passions en France. L’exclusion de trois collégiennes refusant d’enlever leur voile en 1989 a posé les jalons de la longue série de polémiques qui se sont succédé ces trente dernières années.

Au début du mois d'octobre 1989, le collège Gabriel-Havez de Creil (Oise), situé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), exclut, au nom du principe de neutralité et de laïcité scolaire, trois élèves refusant d'enlever leur foulard islamique en classe.

L'affaire devient nationale et la polémique s'engage. Jacques Chirac se prononce finalement en faveur d'une loi interdisant le port de signes religieux "ostensibles" par les élèves dans les établissements scolaires publics.

Cette loi est ainsi adoptée le 15 mars 2004 et appliquée à partir de la rentrée 2004.Plus récemment, ce fut au tour du burkini, du nom de ce maillot de bain intégral, d'occuper une bonne partie de l’actualité politique en août 2016. Le 11 août de cette même année, un arrêté interdisant le port de vêtements religieux sur les plages de la ville de Cannes attire l'attention au niveau national. Le 23 août, la verbalisation d’une femme portant un voile sur la plage de Nice, au nom de l’arrêté « anti-burkini », choquent en France et à l’étranger. Le texte, qui visait implicitement le burkini, est finalement invalidé par le Conseil d'Etat le 26 août.

Dans l’affaire « Décathlon », quelques (trop) rares hommes sont intervenus dans l’espace public, beaucoup plus de femmes, de droite comme de gauche, face à l’indifférence manifeste ou la permissivité parfois purement mercantile de certains.

Les hommes politiques pourtant si médiatiques en temps normal sont restés muets pour la plupart. Seuls le Président du Sénat et la ministre de la santé se sont « aventurés » à donner leur opinion parmi les hauts responsables politiques au pouvoir.

Ce sont les valeurs de la République qui sont mises en avant par la majorité des défenseurs de la place de la femme dans une perspective réellement laïque, c’est à dire sans soumission religieuse dont le niqab est considéré comme un symbole ostensible.

Même si parfois quelques excès de langage (sur les réseaux sociaux) viennent écorner leurs principes, excès mis au pilori à juste titre, le combat pour préserver les valeurs et la culture française (pour les uns ou contre le communautarisme et ses différentes idéologies pour les autres) reste visiblement de rigueur, quitte à passer pour des OVNI d’une partie du reste du monde.

Faut-il toutefois rappeler que beaucoup de femmes de par le monde essayent de se délivrer de ces habits ou attributs religieux. La « liberté » de les porter ne semble aller qu’à sens unique et il leur est souvent difficile de s’en défaire. Certaines en meurent même.

Ce qui nous fait dire que la liberté n’est pas celle qui se pare d’œillères, même consentantes, en se réclamant de son principe dans une forme de perversité linguistique et intellectuelle qui vient heurter l’intelligence individuelle de beaucoup. D’où l’importance du tollé que cela a suscité.

Et n’oublions pas aussi que la France est le SEUL pays qui a rompu avec Dieu, en 1789, et à s’être libéré de tout asservissement religieux (plusieurs milliers de prêtres ont été tués à l’époque), avec confirmation par la loi de 1905 sur la séparation entre l’Etat Français et les religions, quelles qu’elles soient.

L’appel au boycott a certainement été un acte de poids dans la décision du retrait de la mise en vente. Le pragmatisme des affaires reste un gage de raison en France tout du moins pour une grande enseigne nationale.

Les uns devront chercher ailleurs les produits pour se soumettre aux règles dans lesquelles ils veulent bien s’enfermer, les autres seront à même de trouver autre chose pour développer leur esprit de lucre, web y compris pour les deux.

Le mercantilisme n’a pas de frontières ni de limites, souvent encore moins d’éthique même s’il essaye de s’en attribuer les couleurs, ce malgré les grandes qualités des communicants ou autres « community managers ».

Tous les prétendus contre-arguments voire accusations - faciles mais fallacieuses - de quelconque « phobie » ne viendront pas entamer notre conviction profonde que le combat pour la place des femmes - libres et sans servitudes - n’est pas terminé.

À Poissy comme ailleurs.

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 19:00
Grand débat des jeunes, un ministre en renfort

Le grand débat n’a pas trop été accaparé par les « jeunes ». Florence GRANJUS a pris le pari de les inviter la veille de leurs deux semaines de vacances scolaires pour débattre.



Avec Julien en animateur, le démarrage a été un peu poussif. Quelques questions avec pas mal de pédagogie en réponse, notre députée a été épaulée par le ministre de l’Education, Jean-Michel BLANQUER, pendant la dernière heure.

Cela aura permis de faire mentir l’affirmation entendue « les hommes politiques ne sont jamais là »... eh bien si !

Une autre députée s’est glissé furtivement dans l’assemblée, Michele de VAUCOULEURS, sans compter sur la rapide introduction faite par le maire de Poissy, Karl OLIVE, et la présence de l’adjointe Vanessa HUBERT.

Les échanges et les sujets abordés ont été riches sur ce qui les concernaient directement : réforme du baccalauréat, (non-)usage du téléphone au collège, choix de parcours de formation et l’instruction civique ont été les principales préoccupations.

Le sujet de la réalisation d’un stage, qu’il soit local ou international (à développer), a été l’occasion d’exposer la discrimination vécue par un jeune (noir) qu’il a été extrêmement pénible d’entendre (avant l’arrivée du ministre), qui aurait peut-être mérité une meilleure prise en compte et réponse donnée.

Et pourtant, même si la citoyenneté ne figure pas dans leurs sujets, la chanson qui est entonnée spontanément à la question du développement des arts et de l’envie de chanter est la Marseillaise !

Grand débat des jeunes, un ministre en renfort

Quelle plus belle preuve de leur engagement citoyen; certains se sont même levés pour la chanter.

Les symboles républicains sont ancrés dans les esprits.

À noter la grande simplicité d’expression et d’accessibilité du ministre, qu’il faut remercier de la spontanéité de ses réponses.

Les propositions des jeunes n’ont pas été prolifiques mais quelques questions bien pesées, par exemple les classes musicales en manque de financement pour l’achat d’instruments ou l’échange international d’équipes de foot féminin.

Pour Florence GRANJUS, pari réussi.



Grand débat des jeunes, un ministre en renfort
Grand débat des jeunes, un ministre en renfort
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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 12:30
Européennes : DLF en campagne à Poissy

Avec la crise des Gilets jaunes, de l’affaire Benalla et ses multiples rebondissements, on en finirait par oublier les élections européennes de mai prochain...

Résistance, « les Français en résistance » c’est l’un des slogans de Debout la France, dont la caravane était de passage à Poissy ce matin, accompagnée de militant(e)s sur le marché de la place de la République.

La campagne est bien lancée !

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 12:00
Un érable de réconciliation à Poissy ?

Dimanche 17 février 11h30, belle cérémonie de paix et de fraternité à Poissy.

En pleine crise des gilets jaunes, plusieurs inscriptions anti-juives sont apparues en France, comme faites pour « agrémenter » ces temps déjà troublés.

Avec un instinct du besoin de fraternité, le premier édile pisciacais a organisé très rapidement une cérémonie multi-confessionnelle pour célébrer la paix.

Un érable a été planté ce dimanche en fin de matinée par plusieurs officiels, en présence du préfet des Yvelines et du Grand rabbin de France.

L’occasion de regrouper fraternellement les obédiences politiques et religieuses a été une réussite, sans arrière pensée.

Un érable de réconciliation à Poissy ?
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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 08:00
Poissy, un Maire-Media attiré par le chant des sirènes macronistes ?

Ceux qui sont branchés chaînes d’information continue l’auront vu à de multiples reprises : notre maire Karl OLIVE est omniprésent à l’écran depuis quelques semaines.

La liste est même assez impressionnante, sur des sujets très divers et variés, des gilets jaunes, de son escapade à l’Elysée, du débat national, du 80 km/h, des élections européennes...

Ainsi, on a pu le voir, sans en garantir l’exhaustivité :

08/12 : Europe 1

09/12 : France Info TV, FR3, LCI et RT France

16/12 : BFM TV

20/12 : SUD radio

22/12 : Le Talk du Figaro

Puis en 2019

02/01 : LCI

03/01 : CNews, BFM TV

08/01 : conférence Génération Terrain reprise dans plusieurs médias

09/01 : BFM TV

14/01 : grand oral de LCI

15/01 : SUD radio

24/01 : France Info TV

26/01 : CNews

27/01 : LCI

28/01 : LCI

29/01 : CNews

30/01 : CNews

Force est de constater qu’il s’est pour le moins sur-exposé. À quelle fin ?

Le besoin d’exister ? Sans doute, mais pas seulement.

Sa présence récurrente dans les médias nationaux semble indiquer qu’il se cherche un destin autre que local. Un internaute ne s’y est sans doute pas trompé dans un commentaire laissé dans ce blog. Merci à lui de nous avoir éclairé, rendons à César...

Le non-cumul des mandats étant « une connerie », selon ses dires (la réforme est assez controversée de par la « déconnexion » supposée des élus), serait-ce le moyen de prendre une option pour le poste de député pour lequel il était bloqué par la bien encombrante présence d’un David DOUILLET ? Les derniers événements ont confirmé son inimitié avec l’actuelle titulaire, Florence GRANJUS (LaREM), superbement ignorée lors des derniers vœux citoyens 2019, dont il rêverait de se voir un remplaçant de bien meilleure facture.

Mais il faudrait un changement de loi d’ici 2022, sauf à devoir lâcher son mandat de maire...

La piste européenne semble être close avec la confirmation du triumvirat LR, avec le philosophe BELLAMY en tête de liste créditée d’un probable score historiquement faible pour l’UMP/LR, et de la bousculade des demandes de placement en position éligible de quelques grandes figures nationales.

Alors peut-être vise-t-il à être dans une future liste de « repreneurs » du parti LR dès que les Européennes seront passées, couplée au remplacement de Laurent Waucquiez ? Il y aura certainement beaucoup de places à prendre avec le départ des anciens ténors du parti.

Rien n’est moins sûr, avec la tournure que prend le paysage politique français et la chute des partis gouvernementaux qu’on a cru indéboulonnables, PS en premier lieu. Sans compter qu’il y a le poids du surendettement de LR qui semble insoluble malgré l’appel aux dons des adhérents dont le nombre est en chute libre.

La présence d’un Xavier BERTRAND (président de la région des Hauts de France) lors des vœux semble être un signe des plus probables que « quelque chose » va ou doit se passer. Reste à savoir quoi et quand ?

En dehors de Gérard LARCHER, le président du Sénat, les ténors des Yvelines (Pierre Bédier) et régionaux (Valérie Pécresse) sont toutefois restés discrets voire absents lors de la cérémonie des vœux pisciacais, pourtant grand-show local.

Alors la cible serait-elle plus nationale pour ne pas dire gouvernementale...? De ses propres affirmations, nous apprenons qu’il échange épisodiquement avec le Président de la République, suite à sa visite de l’ELYSÉE de début décembre 2018.

Le côté Macron-compatible d’Alain JUPPÉ et de la plupart de ses anciens soutiens (dont fait partie Karl Olive qui était son porte-parole francilien durant la campagne interne à LR) n’aura pas échappé aux uns et aux autres. D’ailleurs, beaucoup ont déjà rejoint les rangs de ces « progressistes », premier ministre en tête, avec Bruno LEMAIRE, Gérald DARMANIN (ancien assistant parlementaire du député DOUILLET...) et Franck RIESTER dans la suite du peloton ministériel. Un remaniement se profilerait-il début juin, pour tirer les conclusions des élections et du « Grand débat » ?

Il faut dire que notre maire se présente en figure de proue et s’est empressé de donner une semaine avant son démarrage « les premiers résultats » des cahiers de doléances ouverts en mairie mi-décembre ? Un tour de force qu’une ancienne député yvelinoise et figure nationale s’en était même émue sur son compte Twitter.

Tel qui comme Ulysse a fait un beau voyage, il faudra cependant se méfier du chant des sirènes « macronistes ». Car l’issue du Grand débat national est à très haut risque politique.

A voir comment notre maire va continuer de nager dans la mer médiatique et de quelle manière un nouvel envol serait possible dans le monde politique français qui n’est pas celui des Bisounours ni de Barbie...

S’il y avait un seul conseil à lui donner dans l’immédiat, ce serait de sortir des contes modernes de la « démocratie locale exemplaire » comme encore entendue à l’issue de la première réunion publique du Grand débat, sauf à vouloir continuer de faire injure à l’intelligence des Pisciacais et des citoyens plus largement, et de se faire rattraper - à ses dépends - par la réalité des faits qui ne manquera pas d’être exposée publiquement lors des municipales de 2020.

La nageoire de notre Maire-média va-t-elle laisser la place à des ailes ?

Affaire à suivre.

Poissy, un Maire-Media attiré par le chant des sirènes macronistes ?
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