Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:00

SIDRU, le dossier chaud dans les Yvlines.

Après l'épisode des 20 millions de condamnation, voici le double effet - a minima - qui se profile : 50 millions en suspend pour le compte d'une autre grande banque, française cette fois.

Conséquence de la gestion de l'ancien président du SIDRU, Emmanuel LAMY, maire de Saint Germain en Laye, c'est toutefois l'actuel qui fait l'objet de tirs nourris de la part des autres adhérents. En cause sa volonté de trouver une solution pour étaler le paiement du remboursement des premiers 20 millions.

Soit ils ont eu un éclair de lucidité - bien tardive - quant à la situation financière du SIDRU, soit ils préparent purement et simplement sa cession au profit des deux banques.

Pourquoi une telle perspective ?

Lorsqu'on voit que sa valeur a été largement sous-évaluée, bien en deçà des 70 millions de dettes plus que probables, ne va-t-on pas assister au plus grand hold-up du Nord-Yvelines par la confiscation pure et simple de ce service semi-public ?

Alors si ce n'est pour dire "c'est pas nous, c'est lui", pourquoi les maires des communes adhérentes ne sont-ils pas tous derrière leur président ?

Parce qu'il est en disgrâce dans sa commune, Poissy ?

Pour ceux qui connaissent l'histoire de la grenouille et du scorpion, ne serait-ce pas un remake politique, quitte à saborder un bien commun ?

Et si on demandait des comptes à l'ancien président, bien peu locace ?

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:00

La cour d'appel vient de trancher dans la contestation du contrat de prêt dit "toxique " qui oppose le SIDRU et la banque allemande DEPFA. En faveur de la banque...! Avec la bagatelle de près de 20 milllions à verser dans les 6 mois, malgré le recours en cassation, la trésorerie de l'organisme public est mise à mal, très mal, puisque seuls 8 millions avaient été provisionnés.

Par ailleurs, exit l'amende de 120.000 euros infligée en première instance à la banque.

Donc cette banque n'aurait pas mal conseillé le SIDRU.

Dans cette affaire d'apprentis sorciers, c'est fort de café, et la tasse, c'est le SIDRU, donc les 15 communes adhérentes, et leurs administrés qui va/vont la boire. D'autant plus fort que la cour d'appel se base sur la "qualité " de son président de l'époque, le maire de Saint-Germain en Laye.

Il serait question de tenter de déroger aux règles et demander un prêt sur 20 ans de 12 millions d'euros dans les 6 mois, sans surcoût pour les usagers....!!

Outre l'imprévoyance face au risque pourtant soulevé par un opposant dès 2007, on voudrait nous faire croire que, "dormez tranquille braves gens", ce ne vous coûtera rien de plus...à 20 millions d'euros près. Sans compter les intérêts !

L'actuel président, l'ancien premier adjoint aux finances de Poissy, essaye de faire face à cette situation inédite, mais sans vouloir s'avouer battu, la dérogation a de minces chances d'aboutir.

Alors, si la mise sous tutelle de l'état, qui se balance au dessus de nos têtes comme l'épée de Damoclès, se mettait en œuvre, il est imaginable que le représentant de l'état se retourne vers là où il y en a pour chercher les 12 millions manquants. Pour le club des 15 adhérents, cela ferait une colline au lieu de la montagne d'argent, mais quand même...! Sauf à mettre en liquidation judiciaire le SIDRU, avec toutes les conséquences négatives , il va bien falloir payer et trouver de quoi le faire !

D'emblée, il faudrait demander que le maire de Saint-Germain en Laye assume sa responsabilité en qualité de président de l'époque, en appliquant un coefficient de 2 dans à la clef de répartition entre villes. On ne veut plus entendre l'insupportable "responsable mais pas coupable"...!

Honte aux élus qui à l'époque ont entériné cette folie, malgré les alertes faites. Un simple capage dans une formule à taux variable aurait pourtant suffit !

Honte à la banque DEPFA qui s'est laissée entraîner dans une forme de facilité et qui, dans sa fuite en avant vers cette recherche de lucre, en a "oublié" de mettre un filet de sécurité pour son client. Une négligence donc, on ne peut effectivement soutenir qu'il y aurait eu "mauvais conseil". Y a-t-il eu conseil ?

Pour reprendre la formule du battement d'ailes du papillon, le crissement du stylo sur le contrat de prêt génère une grosse baffe de 20 millions d'euros 10 ans plus tard.

Et vous, vous les estimez à combien celles qui se perdent ?

Partager cet article
Repost0
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 08:00

SIDRU, une épée de Damoclès à 10,2 millions d'euros

 

29 janvier 2015, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a condamné le SIDRU (Syndicat Intercommunal pour la Destruction des Résidus Urbains) de Poissy/Saint-Germain à payer la somme de 9,9 millions d'Euros, plus environ 300.000 euros d'intérêts à fin 2014, tous considérés comme impayés, soit 10,2 millions au total.

 

La faute à qui ?

 

Il est incompréhensible que les membres diregeants du SIDRU de l'époque (2007) aient laissé contracter un prêt ultra-risqué avec des conditions de calcul d'intérêts complètement ahurissantes (permettant d'arriver jusqu'à 55% !). D'où l'appellation de "prêt toxique", comme les produits, mais celui-ci est bancaire.

 

La banque DEPFA est encore celle qui s'en sort le mieux : elle a failli dans son devoir de devoir de mise en garde, et écope de seulement 120.000 euros de dommages-intérêts et du remboursement de 5.000 euros de frais d'avocats du SIDRU... Maigre, très maigre consolation. Dérisoire en fait.

 

Voilà le nouveau président, M.BERCOT, adjoint au maire de Poissy, bien embêté, et nous avec très bientôt ! Car le montant est énorme, et même si appel a été interjeté, il nous apparaît peu probable qu'il puisse être remis en cause.

 

8 millions (seulement) auraient été provisionnés, ce qui veut dire que la dépense avait été prévue pour ce montant mais qu'il faudra trouver chez tous les Saint-Germanois et tous les Pisciacais les 1,9 millions supplémentaires, en plus des 8 millions donc. Quel gâchis !

 

Un vrai scandale en vue

 

La hausse substantielle de la redevance nous guette, tout comme probablement la mise sous tutelle du SIDRU. Une vraie bombe à retardement qui ne manquera de jeter le trouble populaire dès que la décision du TGI sera confirmée. Il ne fait quasiment aucun doute qu'elle le soit, malgré la situation ubuesque et l'appréciation morale ou éthique que chacun ne manquera pas de porter sur cette affaire.

 

Elle aura du mal à passer et la question suivante sera posée à n'en pas douter : les responsables seront-ils poursuivis ? Si ce n'était pas le cas, un deuxième scandale en perspective ? 

 

L'épée de Damoclès est suspendue à la prochaine décision de la Cour d'Appel. 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 21:00

MARISOL TOURAINE EN VISITE ECLAIR A POISSY

 

La ministre de la santé, Marisol TOURAINE, est venue faire un rapide saut à la maternité du CHIPS, l'hopital de Poissy-Saint-Germain. L'objet était évidemment le mouvement de grève des sages-femmes qui a été lancé pour la reconnaissance de leur statut.

 

Chevilles ouvrières des accouchements et de leur préparation, elles réclament le statut médical, à juste raison.

 

La ministre a créé la surprise en se rendant ce jour à leur rencontre, preuve que rien ne vaut le terrain et de montrer de la bonne volonté. Pour faire avancer le dossier, il faudra toutefois attendre le 19 novembre avec une réunion de travail, avec Geneviève FIORASO, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 

Bonne initiative, avec ces deux ministres, si nous n'arrivions pas à une solution valable, ce serait bien dommage. En somme faire ce que le précédent gouvernement n'a pas su réaliser.

 

Si, en plus, la condition et la reconnaissance des infirmières pouvaient être (re-)mises sur la table à la même occasion, personne ne leur en voudra...

 

Car sans les unes et les autres, point de coordination et de bonne fin de ce moment si particulier qu'est une naissance. Sages-femmes et infirmières, même combat, même résultat ?

 

Voyons ce qui va accoucher (du mouvement)...

 

Partager cet article
Repost0
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:00

TOUT VA A L'EAU A POISSY,

EAU Y COMPRIS ?

 

Lettre adressée à Monsieur le Maire de Poissy

par Mme Jeanne POTHIER, Présidente de l'association Eau-Val-De-Seine (EVDS)

 

"Monsieur le Maire,

 

Notre association, Eau Val-de-Seine, a été invitée à participer à la réunion du Comité Consultatif des Services Publics Locaux du 29 mars 2013 et nous vous en remercions.

Au cours de cette réunion, il a été admis que le rapport annuel 2011 du délégataire de l’eau comportait de nombreuses erreurs et d’approximations qui témoignaient d’un manque de rigueur et de sérieux de la Lyonnaise des eaux.

 

Nous avons appris que les services de la Ville avaient finalement reçu des cartes du réseau mises à jour, mais que ces plans n’étaient pas communicables pour des raisons de sécurité (Articles L.124.4 et L.124.5 du code de l’environnement). Vous seul pouvez donner l’autorisation de les consulter.

 

Le délégataire s’était pourtant engagé à fournir à la CCSPL un document donnant l’âge et l’état des conduites, ce qui est bien entendu différent d’un plan détaillé nécessaire aux travaux de voirie. 

Nous attirons votre attention, Monsieur le Maire, sur le fait qu’il est à ce jour impossible d’avoir une idée pré-cise de l’état du patrimoine de la Ville et que vos services techniques ne semblent ni curieux, ni disposés, à faire toute la transparence sur ce sujet. 

 

La Lyonnaise des eaux devait également remettre à la Ville un programme prévisionnel de renouvellement du réseau. Ce document a été transmis, nous a-t-on dit, à vos services mais la CCSPL n’a pas pu en prendre connaissance car le programme est toujours en discussion.

 

D’autre part, la CCSPL a été informée que la Ville avait désigné le bureau d’étude « ADM Conseil » pour réaliser un audit juridique et technique de la délégation de l’eau potable. Il est regrettable que la CCSPL n’ait pas été avertie de cette étude lors de la réunion du 20 septembre 2012 puisque la procédure d’appel d’offre était en cours à cette époque.

 

Le bureau d’étude a déjà présenté un audit aux services de la Ville le 21 mars 2013, mais celui ci est toujours en débat et par conséquent les conclusions ne pouvaient pas être communiquées en l’état à la commission.

Il a été dit également que la Ville n’a pas, pour l’instant, candidaté pour le dispositif mise en place par la Région Ile-de-France destiné à assister les collectivités dans leur réflexion sur la gestion de l’eau. 

 

Finalement rien n’a pu être communiqué à la CCSPL ni sur l’état du réseau, ni sur l’audit en cours. Nous sommes donc très inquiets sur la tournure que prend la réflexion pour une reprise en régie du service public de l’eau et du manque de transparence dans la démarche entreprise. Nous sommes, vous le savez, à deux ans de l’échéance du contrat de délégation de service public. Cette situation nous fait douter de la volonté politique de la municipalité de remettre en question l’actuel mode de gestion de l’eau potable.

 

Nous renouvelons par la présente notre désir de vous rencontrer et de pouvoir échanger sur le sujet.

Veuillez, agréer, Monsieur le Maire l’expression de nos respectueuses salutations."

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Poissyscope : La ville de Poissy vue par le bon bout de la lorgnette
  • : Blog d'information et d'expression libre et républicaine sur la vie municipale et politique de Poissy (Yvelines)
  • Contact

Recherche