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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:00

Manifestation et réflexion du dimanche

 

Le collectif de défense de l'Hopital de Poissy-Saint Germain a défilé de l'entrée de l'hopital jusque devant la mairie de Poissy, pour interpeller la population sur les difficultées rencontrées par le personnel. A noter le silence "assourdissant" de nos élus locaux, municipaux, départementaux et régionaux.

 

Pourtant plusieurs d'entre eux siègent au Conseil d'Administration. Forts de tous les moyens de communication à leur disposition, faut-il laisser tout le poids et la nécessité du redressement sur les seules épaules du nouveau Directeur ? Le courage et la transparence voudrait qu'il soit accompagné à la juste mesure pour repartir sur la base d'un dialogue renouvellé.

 

Le jusqu'au boutisme de part et d'autre, ne mène jamais à rien de bon, les solutions pour réellement résoudre les problèmes ne font qu'être retardées et se font dans une douleur sur-multipliée. 

 

La meilleure et première décision ne serait-elle pas la nomination d'un médiateur, avant que cela dégénère ? 

Affaire à suivre.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:00

ASSURANCE MALADIE,

MALHEUR AUX PAUVRES !

 

Le problème des dépassements d’honoraires oblige pour le comprendre à entrer dans le détail. Les Français, eux, en comprennent la conséquence : il va être de plus en plus difficile et coûteux de se soigner : malheur aux pauvres !

Cette question résume à elle seule l’étrangement dans laquelle la politique économique, monétaire et financière néolibérale plonge l’Assurance-Maladie dans notre pays.

Côté dépenses, il faut admettre que la médecine coûte et coutera de plus en plus cher, et avec elle toute la protection sociale. C’est la rançon du progrès technique et du vieillissement de la population. Cette augmentation des coûts exige une rationalisation du système qui n’est pas nécessairement synonyme de réduction de la qualité.

On notera néanmoins que ne sont que rarement évoquées les économies directes permises par les techniques en elles mêmes coûteuses mais plus efficaces, les gains économiques globaux résultant de l’allongement de la durée de vie, ni la création et le maintien des emplois de la santé.

La crise de l’Assurance-Maladie et son déficit chronique qui s’accélère est d’abord une crise de recettes. Le chômage de masse depuis trente ans, auquel la récession économique vient s’ajouter depuis 2008, étrangle les revenus de l’Assurance-Maladie qui continuent à peser essentiellement sur les revenus du travail.

Dans ces conditions, il est devenu progressivement impossible de rémunérer les professionnels de santé à un niveau correct compte tenu de leur qualification, de leurs responsabilités, de leur entrée tardive dans la vie professionnelle, des besoins croissants d’investissements et de temps consacré à la gestion administrative ou organisationnelle. Les revenus des professions de santé, non seulement des médecins mais de paramédicaux, se situent en moyenne en dessous de ceux de professions libérales ou techniciennes comparables. Sur l’échelle des revenus médicaux étudiée en 2007 dans les pays de l’OCDE, les médecins français se situent globalement dans une petite moyenne.

Les dépassements d’honoraires sont une création du gouvernement Barre en 1980, au tout début de l’entrée de la France dans la politique néolibérale.

Ils ont consisté à faire payer une part croissante des honoraires médicaux non plus par la solidarité de l’Assurance-Maladie, mais par chaque ménage , que ce soit directement ou par l’intermédiaire des Mutuelles , qui , il faut le rappeler énergiquement, ne sont pas un système de solidarité mais un système d’assurance individuel dont la qualité dépend du montant de cotisations.

Le phénomène a pris depuis une ampleur telle qu’il est devenu une des causes de la médecine à plusieurs vitesses et des “déserts médicaux” : pour s’assurer des revenus suffisants, les dépassements restant pourtant limités dans la grande majorité des cas , les médecins s’installent en priorité dans les zones solvables et désertent les zones plus pauvres, accélérant la spirale de la désertification des territoires.

Pour ne citer qu’un seul chiffre, ceux de l’Ile de France, on notera que la densité médicale pour 100.000 habitants, que ce soit en public ou en privé, est quatre fois plus importante dans la capitale que dans les départements de la grande couronne, qui regroupent 70% de la population de la région, alors même que ceux-ci disposent de moins de médecins que la moyenne nationale.

Que peut-donc proposer dans ces conditions un gouvernement qui fait de la réduction des déficits publics au prix d’une récession sans fin l’axe de sa politique ? D’un côté des bricoles : sanctionner les abus les plus criants et de l’autre faire surtout appel de façon sans cesse croissante aux mutuelles, au risque de les mettre dans des difficultés insurmontables sans relèvement substantiel de cotisations de plus en plus élevées. La hausse se situe en 2012 à plus de 5%. On notera au passage que la taxation fiscale supplémentaire des cotisations voulue par le gouvernement Sarkozy, et que la gauche avait à juste titre dénoncée, est toujours à l’œuvre, les élections étant derrière nous…

C’est donc clair : le gouvernement Hollande, comme celui de Sarkozy, a baissé les bras. Chaque famille française devra sans cesse davantage se soigner en fonction de sa richesse.

Pour en sortir il y a pourtant de nombreuses pistes :

  • transférer davantage les cotisations d’assurance-maladie vers la CSG afin de mettre à contribution les revenus du capital à égalité d’avec ceux du travail;
  • taxer aux frontières les importations provenant des pays qui développent l’esclavage humain et affecter une partie de ces taxes à la protection sociale ;
  • recréer de l’emploi et de la croissance en changeant de système monétaire : la récréation d’un million d’emplois industriels apporterai 10 Milliards de recettes à l’Assurance-Maladie, soit la moitié du déficit actuel;
  • rationaliser le système de soins notamment dans le domaine du médicament, où une économie de 10 milliards est également possible, ce qui permettrait de relever de 25 à 30 % les honoraires médicaux conventionnés.

C’est possible ! Mais on le voit bien : il faut entièrement changer de cap économique, monétaire, social.

 François Morvan


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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:30

URGENCE POUR LES URGENCES !

 

 

La situation du service public de la santé est de plus en plus difficile : crise du financement, réduction des moyens, développement du privé. Dernièrement, le sujet du dépassement d’honoraires montre un environnement en ébullition.

 

Des collectifs de défense se sont constitués pour alerter l’opinion publique. Le tractage, comme ce matin sur le marché de Beauregard à Poissy, en est l’expression sur le terrain.

 

En voici quelques extraits :

 

« Quel constat ? : A l’hôpital public de Poissy Saint Germain, la qualité des soins ne cesse de se dégrader, en particulier aux urgences, qui sont saturées.

 

Pourquoi ? Comme partout en France, ce ne sont plus les besoins de la population qui priment mais uniquement des critères de rentabilité. Les besoins, en matière de  santé, sont soumis à l’impératif financier. Les décisions sont prises par des Agences Régionales de Santé, structures bureaucratiques, non démocratiques, (créées par la loi Hôpital Patients Santé territoire, en 2009), sans jamais la moindre concertation avec les personnels, la population et les élus locaux.

 

Mais où va-t-on ? Le manque de moyens dans les hôpitaux publics, la sélection des malades, la privatisation des soins, les dépassements d'honoraires conduisent tout droit à une dégradation de notre système de santé : beaucoup de jeunes, de personnes âgées, et bien d'autres, ont déjà du mal à se soigner. »

 

Outre la demande de la construction « immédiate » d’un service d’urgences de qualité sur le site de l’hôpital de Poissy, ouvert 24 h sur 24, 7 jours sur 7, l’enjeu de taille consiste en la réouverture du service des urgences sur le site de Saint Germain en Laye.

 

 

Un appel à la grève est lancé pour ce dimanche 28 octobre à 10h30, avec défilé pour se rendre à la place de la République, devant la mairie de Poissy, pour demander le retrait du PREF (Plan de Retour à l'Equilibre Financier).

 

 

Contact : Collectif de défense de l’hôpital public Poissy St Germain,

S/C la SGDI, 16 rue de la sablière, 78300 Poissy

 

Blog: http://collectif.hopital.poissy.over-blog.com/

Email: defensehopitalpoissystgermain@gmail.com

 


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:30

CHIPS : le PRÉF n'est pas très apprécié.

 

Le Plan de Retour à l'Equilibre Financier que la Direction de l'hôpital intercommunal de Poissy-Saint Germain veut initier fait des vagues. Pour preuve l'appel au mouvement ce jour à 9h00 devant le CTE qui doit être consulté pour la bonne forme dont la réunion se tiendra à Poissy. Autre action prévue le 25.

 

Alors "simple" réaction syndicale ou problème de fond ? On s'y perd en contre arguments jetés en pâture, par média interposés.

 

Les difficultés financières des hôpitaux français ne sont plus une découverte pour personne, et celui de Poissy en particulier. Il faut noter et saluer la démarche de redressement des comptes entreprise depuis de longs mois. Il semblerait qu'un cap soit nécessaire d'être passé pour aller plus loin dans cet effort.

 

Autant tout ne se fera pas avec les seuls moyens du bord car le financement global du service de santé publique est mis à mal, autant rien ne se fera sans les employés et leurs représentants. La forme peut ainsi avoir parfois - pour ne pas dire souvent - plus d'importance que le fond. Celle qui serait d'être un peu plus participative a-t-elle été suffisamment explorée ? Elle serait probablement PREFérée...

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:00
SOUS PRÉFETS EN SURSIS
Il n'y a pas de fumée sans feu



À l'heure où le gouvernement prône les économies à tout crin, le rapport 2012 de la Cour des Comptes vient à point nommé !

Ainsi, comme "ce niveau infra-départemental de l'administration de l'Etat devient de plus en plus inconsistant", les sous-préfectures ont du souci à se faire !

Hérité du Consulat de Napoléon Bonaparte, l'échelon administratif couvert est celui de l'arrondissement (pas tous) soit 230 sur les 330 en métropole. Il y en a 8 en outre-mer.

Cette fois, la réflexion pourrait bien aller jusqu'à son terme. Puisque la Sarkozie avait modifié la carte judiciaire, n'est-ce pas la brèche pour réduire l'intervention de l'Etat dans les régions ? Ou plutôt serait-ce le "bon" compromis pour montrer la voie de l'effort de rigueur budgétaire afin d'épargner l'échelon du Conseil Général, mis sur la sellette avec la réforme territoriale, car désormais trop teinté de rose pour qu'on s'y attaque...?

L'association des maires ruraux de France, qui représente un premier édile sur trois, s'en est émue, sensible à la présence de l'Etat dans les territoires.

Peut-être faut-il adapter la carte des arrondissements aux nouvelles réalités socio-démographiques, mais attention de ne pas se fixer dans une logique purement comptable. Même si les doublons coûtent cher à l'Etat, peut-être serait-il préférable de prendre en compte les problèmes de chaque territoire ?

Dans les Yvelines, exemple "au hasard", la préfecture sera-t-elle en capacité de répondre si ce n'est rapidement aux élus des quelques 283 communes yvelinoises ? Alors que jusqu'à présent la répartition et le maillage géographique jouait en faveur de toutes les communes (si elles le voulaient bien!), les plus petites d'entre elles ne risquent-elles pas d'être placées au second plan de cette centralisation départementale ? Les plus grandes également, selon la nature des sujets, sauf à renforcer l'hydre administratif...

Pour nos concitoyens Pisciacais, verraient-ils d'un bon oeil de devoir tous aller faire la (longue) queue à la Préfecture de Versailles suite à la fermeture des bureaux d'accueil de Saint-Germain ?

Ainsi au lieu d'accentuer l'impression de désertion de l'Etat, ne faudrait-il pas au contraire renforcer sa présence locale, notamment sur le plan sécuritaire ?

C'est un choix qui est à faire, mais avec cette rigueur qui ne porte toujours pas son nom, ne serait-il pas déjà tacitement pris ?
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