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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 07:00

PUBLIC-PRIVE : FIN DE CONVERGENCE 

 

L'Assemblée nationale a voté vendredi 26 octobre la fin de la convergence tarifaire entre hôpitaux publics et cliniques privées au nom des spécificités propres à chaque secteur. 

 

La loi Bachelot qui avait été votée en 2009 ouvrait aux établissements privés la possibilité de choisir à la carte les missions de service publicL’objectif qui était d’accroître la concurrence entre établissements (publics et privés), ne permettait pas un rapport équilibré puisque les mêmes obligations n'étaient pas imposées au privé. En effet, le privé restait libre d’exercer les missions les plus rentables en laissant au public les missions les plus complexes et les moins rentables notamment l’aide médicale d’urgence.

 

Censé inciter à la productivité, ce système de tarification inspiré du privé conduisait à un sous financement chronique des hôpitaux publics qui reçoivent les publics les plus difficiles (et notamment les multipathologies des personnes âgées et des SDF).

 

Pour financer ces missions de service public, la dotation prévue était calculée par défaut en fonction de ce qui restait après financement des autres activités de soins, engendrant la fermeture de lits pour maximiser les taux d’occupation. Prévue pour 2012, son application intégrale avait finalement étalée jusqu'en 2018.

 

Dans le même temps, par son positionnement sur les missions plus rentables, le privé a renforcé sa place dans le système hospitalier. Sa part de 34 % contre 25 % en Allemagne et en Italie, le place en tête en Europe. Dans 70 villes françaises, le secteur privé est en situation de monopole sur certaines spécialités de chirurgie, ce qui oblige les patients à subir des dépassements d’honoraires parfois, voire souvent, non remboursés par les complémentaires santé.

 

Désormais, il s’agit de trouver un nouveau modèle de financement de notre service public de santé pour un accès aux soins pour tous.

 

Depuis début septembre, Edouard Couty, conseiller maître à la Cour des Comptes et ancien directeur des hôpitaux et président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Rhône Alpes, a la responsabilité d'une concertation des acteurs du monde de la santé destinée à rétablir un " pacte de confiance pour l'hôpital ", autour des 3 thématiques suivantes :

 

- Le service public hospitalier dans le système de soins (articulation avec la médecine de ville notamment) 

- Le dialogue social à l'hôpital et la gestion des ressources humaines 

- L'organisation et le fonctionnement internes de l'hôpital (notamment la gouvernance)

 

Cette démarche devrait aboutir à une mise en oeuvre de ce "pacte" dès le début 2013.

 

Il y a urgence, notamment au CHIPS de Poissy-Saint Germain qui cumule un déficit chronique de plus de 100 millions d'euros et qui doit retrouver un équilibre.


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 08:00

EOLE, UN AIR DE CHANGEMENT !

 

 

Le prolongement du RER E vers l’Ouest fait partie intégrante des projets du SDRIF dans le cadre du Grand Paris.

 

Le coût pharaonique du projet n’étant pas couvert par le budget – exangue – de l’Etat, les élus régionaux reviennent à la raison. En effet, environ 1 milliard d’euros n’ont pas été budgétés.

 

Le réalisme financier sur ce projet est en vogue au sein de la région Ile-de-France. Il est fort à parier que l’amélioration du transport collectif passera par un nouveau projet, dont les bases sont connues depuis plusieurs mois, pour ne pas dire des années.

 

Il est normal que le maire de Poissy ait défendu le projet de sa gare « Eole » de le futur éco-quartier face la SNCF, mais l’intérêt général ne passait pas forcément par notre ville sur ce point.

.

Pour mémoire, la solution alternative préconisée en février 2011, qui conserve toute sa pertinence, y compris pour les Pisciacais :

 

* Pour la création d’une gare centrale 100 % nouvelle, dans la plaine de Triel sur Seine, du RER E facilement accessible avec un immense parking gratuit,

* Pour le maintien de la ligne du RER A jusqu’au terminus de Poissy

* Pour le maintien de la desserte historique Poissy – Saint Lazare

* Pour le passage des trains bruyants (rapide et marchandise) par le nouveau tracé de délestage par un tunnel et semi-enterré évitant les gares d’Achères, Poissy, Villennes sur Seine et Médan,

* Pour la 3ème voie entre Paris et Mantes la Jolie, grâce au nouveau tronçon, elle garantira l’amélioration et la ponctualité du temps de transport,

* Pour l’abandon pur et simple de la ligne nouvelle Paris / Le Havre longeant l’autoroute A13 prévue pour 2030

* Pour une implantation différente du futur Port de Triel, et sa desserte ferroviaire facilitée

 

* Pour la conservation de l'actuel port de plaisance

 

RERE-copie-1

 

A Poissy, il reste en souffrance le projet de la réhabilitation de la Grande Ceinture dite TGO Ouest, à l’arrêt depuis plus de 4 ans par l’immobilisme du maire de Poissy, contrairement à celui de Saint-Germain-en-Laye qui s’est démené pour la faire progresser et l’amener jusqu’à sa ville.

 

Dans l’immédiat, c’est la seule voie pour apporter des solutions de transports collectifs à Poissy. Les autres grands défis urbains ne sont pas à notre portée pour le moment car il y a tout un petit monde qui doit évoluer et réétudier les solutions plus acceptables financièrement parlant.

 

Affaire à suivre !

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 08:00
L’association ASDSD, Au Sein De Sa Différence,
a le plaisir de vous convier à son 
1er Colloque, organisé à Poissy le Dimanche 25 novembre 2012

«Cancers féminins :
reconstruction identitaire,
les acteurs de la différence»


ENTRÉE LIBRE, INSCRIPTION GRATUITE

Des intervenants, médecins et patients, aborderont les questions de la reconstruction identitaire et statutaire après un cancer :

14h00-14h05 : introduction,
Cathie Malhouitre, présidente-fondatrice d’ASDSD

14h05-14h45 : Dr Séverine Alran, chef du service de chirurgie sénologique et gynécologique à l’Institut Curie :
partenariat soignant-soigné et étude INFOSEIN

14h45-15h30 : Dr Annie Nganou, Bruxelles-Paris : médecin généraliste et danse-thérapeute

15h30-16h15 : Anne-Sophie Tuszynski et Catherine Dardelet, co-fondatrices de Cancer@Work : de l’exclusion à l’intégration

16h15-16h55 : actions d’ASDSD, livre et vidéo «Questions Roses» du Dr Dominique Gros, l’eBib, expo photo de la bloggeuse Pomme, projets 2013, …

17h00 : clôture

Inscription en ligne sur : http://fr.amiando.com/LNTOSBC
Pour tout renseignement, contactez Virginie : colloque.asdsd@gmail.com

Salle Blanche de Castille, 49 av. Blanche de Castille, 78300 Poissy
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

UBU ROI, OUI MAIS ELECTRIQUE

 

C’est à croire que les élus de notre République sont devenus fous.

 

Pour rendre les tarifs d’EDF plus « justes », ils envisagent sérieusement de différencier les tarifs en fonction des régions pour prendre en compte les différences climatiques.

 

Mais pourquoi s’arrêter là ?

Adapter le tarif au mode de chauffage

Si on part du principe qu’il faudrait adapter les tarifs d’électricité en fonction de la température moyenne des différentes régions, ou même des différentes villes (puisque les habitants du Nord doivent davantage chauffer en hiver que ceux du Sud), pourquoi ne pas aller plus loin ? En effet, prendre en compte la température moyenne n’est pas juste. Il y a des régions tempérées qui ne nécessitent ni beaucoup de chauffage, ni de climatisation alors que certaines subissent de fortes variations pendant l’année. Il faudrait donc prendre en compte les températures de l’été et de l’hiver.


En outre, certaines années sont plus chaudes ou plus froides que d’autres. Pire, certaines années peuvent cumuler un hiver plus froid que la moyenne et un été plus chaud, ce qui fait fortement augmenter la facture énergétique. Ne faudrait-il pas mettre en place des décotes spécifiques ces années là pour éviter de peser sur les factures d’énergie ? Et pourquoi ne pas aussi adapter les factures de gaz et de fioul pour être juste ? Pourquoi n’adapter que les factures d’électricité après tout ?


Mais un tel dispositif ne serait pas totalement juste s’il ne prend pas en compte l’âge des bâtiments. En effet, les foyers qui vivent dans une construction récente, bien mieux isolée, ont un avantage compétitif insupportable sur les personnes qui vivent dans des constructions des années 1960. Il convient donc de baisser le prix pour ces dernières et de compenser sur le tarif des précédentes. On pourrait également attribuer un bonus aux personnes qui maintiennent une température raisonnable chez elles (pas plus de 19° en hiver) et sanctionner celles qui surchauffent. La pose d’un mouchard dans tous les logements de France et de Navarre permettrait de fixer le tarif individuellement.


Adapter le tarif à l’équipement

 

Mais il n’y a pas que le chauffage qui influe sur la consommation d’énergie. Il faudrait naturellement tenir compte de l’avantage compétitif de ceux qui cuisinent au gaz et dont la consommation est sous-estimée par rapport à ceux qui utilisent l’électricité. Il faudrait mettre en place un malus en fonction du nombre de bains pris chaque année. Un bonus pourrait être institué pour ceux qui ne réchauffent que la quantité d’eau nécessaire pour leur thé ou leur café. Là encore, un mouchard posé dans les bouilloires permettrait de vérifier si toute l’eau chauffée est bien utilisée par le consommateur ou pas. Ceux qui gaspillent pourraient ainsi être justement sanctionnés.

 

En outre, il convient de favoriser les bons comportements. Des détecteurs de présence humaine dans les pièces permettraient de vérifier que les pièces où la lumière est allumée le sont de manière justifiée. Les abus pourraient ainsi être sanctionnés sur la facture EDF. En outre, il faut également récompenser les citoyens qui achètent des lampes à basse consommation, plus chères. On pourrait donc, contre un certificat ISO-9271 obtenir une décote sur le tarif de l’électricité proportionnel au pourcentage de lampes à basse consommation dans le logement.

 

Enfin, il convient également de sanctionner les comportements irresponsables en appliquant des malus pous la possession et l’utilisation d’appareils qui ne sont pas absolument indispensable (sèche-cheveux, couteau électrique…). On pourrait imaginer que chaque année, un inspecteur énergétique viendrait décerner une note à chaque logement en fonction de son équipement en appareils électriques, pour attribuer un bonus ou un malus éco-citoyen au tarif de l’énergie.

 

La différenciation du tarif de l’électricité en fonction du climat est une aberration technocratique typique d’un PS qui abandonne les classes populaires à la mondialisation et cherche à trouver des gadgets pesudo égalitaires. 

 

Le maintien d’un vrai service public serait sans doute la meilleure solution.

 

Laurent PINSOLLE

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 07:00

EMPLOI PUBLIC-PRIVE,

QUI ASSUME ?

 

Le cri du contribuable nous fait un état de la situation de l'Emploi public en France :

<< Comme le révèlent les annexes au projet de loi de Finances pour 2013, les effectifs de la fonction publique s’élevaient au 31 décembre 2010 à 5,37 millions d’emplois, soit 20 % de l’emploi total en France.

Il s’agit là de la fonction publique au sens juridique strict (nombre de personnes dépendant de l’administration ou d’établissements publics administratifs où le recrutement de l’agent se fait selon le statut général de la fonction publique).

A quoi il faut ajouter :

les missions de service public assurés par les organismes de service publics recrutant des agents qui n’ont pas le statut de la fonction publique (les caisses nationales du régime général de la Sécrutié sociale, les organismes consulaires, les groupements d’intérêt public, les associations syndicales autorisées, les établissements publics à caractère industriel ou commercial, les autorités constitutionnelles)

les entreprises financées par les collectivités publiques (La Poste, la SNCF, la RATP, EDF, GDF, Aéroports de Paris, etc), qui représentent 5,7 % de l’emploi total.

Au total, c’est donc 25,7% de l’emploi français qui est sous perfusion étatique, soit plus d’un quart. Et cela sans compter les faux-nez de l’administration. >>

 

A la lecture de cet extrait, on pourrait se dire "il y en a trop !" et nous avons dans l'esprit que "un peu  moins" ce ne serait pas mal, budgétairement parlant. Tout dépend où on regarde et quoi. Souvenons-nous que la nouvelle distribution des unités militaires (en réduction) ont permis de compléter des effectifs de gendarmerie - entre autres - avec reconversion à la clef, ce qui a été une bonne chose sur le principe même si la proportion n'a pas été exceptionnelle. La donne de la nouvelle carte judiciaire a été moins heureuse dans le sens où la proximité des tribunaux a été en retrait là où il aurait fallu la conserver, faute au lobbying de certains notables au détriment d'autres et de la population.

 

Ne parlons pas de médecine ou des hopitaux, pour lesquels le renouvellement n'est pas assuré dans 20 ans dans un contexte de désert médicaux et de numerus clausus et de dépassement d'honoraires que nous avons déjà évoqué dans ces colonnes récemment. Encore moins des effectifs de la Police Nationale qui a fait les frais d'économies mal placées durant la dernière mandature alors que nous nous trouvons dans un contexte de hausse de la criminalité.

 

Plus proche de nous, à Poissy, où les effectifs se sont municipalisés à vitesse grand V, l'emploi public se porte "bien", hausse budgétaire sans précédent à la clef.  Normal, puisque le maire veut s'occuper des Pisciacais... Multiplication des "maison de" et des animateurs, hausse indiciaire, dépenses de bouche et en tous genres ont fini par se transformer en hausse spectaculaire "assumée" des impôts locaux en 2011, sous le prétexte d'une situation financière catastrophique après seulement trois ans et malgré une cagnotte de 9 millions d'euros laissée par l'ancienne municipalité.

 

Dernièrement, l'évolution législative a pour ainsi dire "forcé" (par pur respect des lois républicaines) notre premier édile de revoir le paiement des heures des employés municipaux, histoire de limiter une masse salariale qui avait évolué de manière un peu trop assumée, mais qu'il n'assume plus sauf probablement à devoir faire assumer aux contribuables, une nouvelle fois, ce qui le plomberait définitivement pour 2014... La matraquage fiscal, local comme national, atteint ses limites.

 

Assumer ne durerait-il qu'un temps ? Le temps de se rendre compte de la réalité sans doute, et d'y revenir par voie de conséquence, sauf à s'engager dans une fuite en avant. A Poissy comme ailleurs. A l'opposé de l'aveu fait en séance de conseil, il faudra décider de couper dans les dépenses. Et donc assumer... 


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