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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:00

POUVOIR D’ACHAT,

UNE GAGEURE

 

 


Dans le flot des informations, bien vite oubliées par la crise grecque, l’augmentation de la TVA nous pend au nez, en plus des taxes comme celle sur les sodas.

 

Le pouvoir d’achat était un des thèmes de la précédente présidentielle. Tout le monde pensait pour le « plus de », mais dans les faits, c’est « moins de », y compris avec un euro surévalué (ou les autres monnaies sous-évaluées, le résultat est le même). Le local rejoint le national, puisque depuis peu, tous les foyers pisciacais ont « enfin » reçu la totalité de leurs feuilles d’impôts locaux, non sans quelques surprises.

 

En fait, les 14,8% d’augmentation annoncés sont pas loin de 17,7%. A titre personnel, cela représente un total d’environ 500 euros, soit un demi-SMIC net. Parmi ceux qui sont dans le même cas, certains pourront le payer plus facilement que d’autres. Pour les foyers mensualisés, cela se traduit par une continuité de prélèvement sur novembre et décembre, par rapport au léger ajustement qu’il y aurait dû avoir.

 

Alors force est de constater qu’à Poissy, et malgré les belles paroles de 2010, le rabotage du pouvoir d’achat des familles pisciacaises est devenu quasiment une raison d’être de la municipalité socialiste, avec son « pouvoir de dépense », sans avoir un grand souci du lendemain.

 

La « règle d’or » qui jusqu’à présent concernait l’équilibre des comptes, ne devrait-elle pas changer pour revenir sur des bases saines d’une « dépense maîtrisée », en diminution ? Faute de quoi nous aurons « rebelote » sur le pouvoir d’achat en 2014, voire avant, et ce quelle que soit l’étiquette politique de nos futurs édiles.

 

Impôts locaux : cela fait combien pour vous ? Venez réagir sur poissyscope.fr

 

Cet espace est le vôtre.

 

Daniel DEBUS

Conseiller municipal d’opposition

http://www.pourpoissy.fr

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:00

REFONTE DE STATION

Le SIAAP veut « épurer » son site de la Seine Aval pour en faire une oasis. Mais une oasis peut en cacher une autre.

 

Le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (S.I.A.A.P) SITE SEINE AVAL – 78600 – MAISONS LAFFITTE a présenté une demande d’autorisation pour procéder à la refonte de l’unité de pré-traitement et à la refonte globale de la station d’épuration de Seine Aval.

Par arrêté inter préfectoral du 17 septembre 2011, une enquête publique sera ouverte du lundi 17 octobre 2011 au Jeudi 17 novembre 2011 inclus, sur le département des Yvelines (35 communes) et le département du Val d’Oise (3 communes) au titre des articles L.214-1et suivants du code de l'environnement.

Pour donner votre avis, les citoyens sont appelés à consulter le dossier comprenant une étude d’impact et le registre d’enquête destiné à revoir les observations des pisciacais au service Environnement, 112 ter rue  du Général de Gaulle - 1er étage,  de 8h 30 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.

 

Voilà pour l’annonce officielle.

 

Le site va être réduit de manière substantielle car une grande partie de sa surface va être restituée à son propriétaire, la ville de Paris, soit près de 300 hectares.

 

Dans le même temps, le deux tiers – soit 200 hectares environ - vont être cédés à la ville d’Achères qui va les mettre à disposition d’un syndicat mixte « Paris-Achères ».

Dans ce jeu de taquin, l’enquête publique ne s’intéresse donc qu’à une petite partie de l’opération. C’est un passage obligé, mais l’enjeu final est ailleurs.

 

Ce qui se cache derrière cette opération, c’est en fait les grands préparatifs de la mise en service de la liaison fluviale depuis Le Havre-Rouen, dite à grand gabarit Seine-Nord Europe, prévue pour 2017-2018, avec son flux continu de porte-conteneurs. Car c’est le syndicat mixte en question qui va encadrer le projet du nouveau port d’envergure nationale, situé à Achères, à deux pas de Poissy.

 

S’il va redonner un coup de fouet à l’activité logistique locale et aux installations portuaires de Rouen, avec la construction d’une extension au sud-est de cette agglomération normande,  elle sera avant tout la nouvelle porte d’entrée encore plus grande ouverte des produits d’importation, aux origines lointaines et diverses, faites à bas coûts. « Low cost » en langage initié.

 

Ces produits manufacturés ne seront évidemment pas produits en France. Alors comment ne pas s’interroger sur la manière de rééquilibrer notre balance commerciale, nécessité absolue pour sortir de la spirale infernale des déficits chroniques et de la dette ?

 

Ainsi pour réaliser la réindustrialisation de notre pays, les promesses ne résistent pas à la réalité : au contraire, tout est mis en place pour favoriser les importations … ! A force d’être trop usées, plus personne ne sera en mesure de recycler ces belles promesses face à l’armée de chômeurs qui ne cesse de grossir les rangs en France.

 

Heureusement qu’il nous reste les usines de retraitement des eaux usées. Mais avec les belles plateformes qui vont être construites, elles ne suffiront pas à compenser les emplois industriels perdus. Pas moins de un million perdus en dix ans. Et comme nous n’avons pas encore réellement compris les impacts sur nos comptes publics, nous continuons allègrement.

 

L’oasis Achéro-pisciacaise ne serait-elle pas le cocotier qui cache la forêt ? Il finira bien par être secoué un jour…Mieux vaut tard que jamais, mais à force d’attendre, l’armée qui a été citée se sera mise en marche et pourrait créer quelques surprises, dans les urnes en particulier. Pourquoi pas dès 2012 ?

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:00

BABY-LOUP, Y ES-TU ?

Où ? A la-i-cité !

 

 

 

Cette semaine, la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes revient sur le devant de la scène. La cour d'appel de Versailles va rendre sa décision ce jeudi 27 octobre au sujet de la salariée qui avait en vain contesté devant les prud'hommes de Mantes-La-Jolie son licenciement après avoir refusé d'ôter son voile.

 

Évoquant le «respect du principe de laïcité mais aussi la vulnérabilité des enfants», l'avocat général avait demandé à la cour de confirmer le jugement du conseil des prud'hommes lors de l’audience qui a eu lieu début septembre. L'ancienne salariée  avait été déboutée en décembre 2010 de toutes ses demandes, en se basant sur le  règlement intérieur» qui édictait un principe de neutralité et interdisant donc implicitement le port de signes religieux tels que le voile. Trois ans après, les positions restaient les mêmes : la salariée plaidait la tolérance et la crèche privée, de son côté, brandissait la laïcité.

 

En France, la laïcité a été une guerre. Elle reste encore et toujours un combat même si son principe est inscrit dans la Constitution. Dans ce sens, il ne devrait plus y avoir besoin de la défendre. 

 

L’intrusion de certains intérêts communautaristes dans le sanctuaire républicain a même été appuyée par la HALDE. En effet, sous la présidence de Louis Schweitzer, elle avait jugé le licenciement discriminatoire, en voulant défendre le différentialisme au nom d’une conception bien particulière des droits individuels, donnant ainsi un sérieux coup de main aux barbus qui prétendent faire régner leur loi dans les cités. Depuis, elle est revenue sur cette délibération mais le mal était fait.

 

La création d’une crèche dans un quartier populaire répond à une démarche de faire fonctionner un projet social fidèle à l’idéal laïc et républicain.  Même si le quartier dans lequel la crèche Baby loup s’est implantée rencontre de grandes difficultés  socio-économiques, il est surtout riche de la mixité de ses habitants, qui vivent ensemble, sans être séparés par «communautés» d’origine.

 

La rencontre avec les autres permet au contraire de forger des esprits critiques, préalable à l’apprentissage de la citoyenneté et à la liberté de conscience.  La laïcité considère les enfants comme des citoyens en devenir, aptes à juger et capables de comprendre le monde qui les entoure. Tous les enfants, quelles que soient leurs origines socioculturelles, méritent de grandir et d’évoluer dans un esprit  d’ouverture aux autres, sans qu’on ne leur impose une vision partiale et sectaire de la société.

Cette vision de la France et de la laïcité est partagée et défendue heureusement par une  majorité de nos concitoyens. La meilleure façon de « vivre ensemble » reste celle de ne pas vivre séparés.

 

Cette harmonie de vie dérange bien sûr ceux qui veulent renforcer la logique de l’entre-soi en ghettoïsant les quartiers populaires.

 

Alors peut-être faudrait-il qu’elle devienne un droit, pour tous, en particulier pour nos concitoyens issus de l’immigration récente, partout, même au travail. Car à Chanteloup-Les-Vignes, c’est le principe même de la laïcité en  France qui a été remis en cause. Or, si la loi de 2004 a réglé la question des signes religieux à l’école, le droit applicable aux salariés du privé reste flou.

 

Si la liberté de croyance est évidemment absolue, la liberté d’exprimer ces croyances est nécessairement limitée par le principe de laïcité. Selon le HCI (Haut-Conseil à l’Intégration), il n’est pas « une opinion parmi d’autres mais le socle de notre République ». Aussi propose-t-il que le législateur autorise clairement les employeurs à imposer une certaine neutralité à travers le règlement intérieur. Ou alors, faut-il décider que la République s’arrête désormais à la porte de l’entreprise ?

 

Selon une étude réalisée par le cabinet « First and 42nd », « la question religieuse est aujourd’hui presque exclusivement posée par les revendications d’employés musulmans ». Et on peut trouver sur des sites islamiques ou islamistes d’avisés conseils permettant aux salariés de faire avancer leurs revendications. Or, selon le HCI, ces exigences peuvent altérer la paix sociale dans l’entreprise, en compliquant les relations entre hommes et femmes mais aussi, parfois, lorsque certains salariés sont pris à partie parce qu’ils ne se conforment pas aux préceptes de leur religion.

 

En somme, si le patron n’a pas à connaître les croyances de ses employés, il est désormais quasi-sommé de s’y adapter. Les entreprises cèdent souvent car elles craignent plus que tout d’être accusées de racisme ou d’islamophobie, alors que les contentieux ont tendance à se multiplier : l’affichage, notamment vestimentaire, des identités et appartenances de chacun se prolongeant par des demandes dérogatoires multiples : demande de repas halal à la cantine, d’horaires aménagés pour le Ramadan ou encore de lieux de prière au travail.

 

Il ne s’agit pas de défendre une conception rigoriste qui interdirait tout « accommodement raisonnable » (*). La laïcité n’empêche pas de mettre un peu d’huile dans les rouages du « vivre-ensemble ». Que l’on permette à un salarié de pratiquer sa religion n’a rien de choquant, tant que cela ne nuit pas à la bonne marche et au climat de l’entreprise. Et que cela se fasse dans la discrétion. Autrement dit, il s’agit de rester dans le cadre d’un arrangement entre adultes consentants, mais en aucun cas il ne doit être considéré comme un « droit acquis ».

 

L’entreprise est une communauté de vie – professionnelle. Avec son pouvoir de gestion et de Direction (**), elle reste maîtresse de son fonctionnement interne. A elle d’en définir les contours, si besoin au travers de son règlement intérieur pour les plus tatillons juridiquement parlant.

 

 

Il faut donc espérer que les magistrats professionnels qui statueront sur l’affaire Baby-Loup se rappelleront en premier lieu que, conformément à l’article 1 de la Constitution, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », et en second lieu que le juge ne peut pas substituer son appréciation à celle du chef d'entreprise quant aux choix à opérer dans le cadre de la gestion de l'entreprise.



 

Il en va simplement du maintien de notre pacte social et républicain.

 

 

 

(*) mais pas au sens où l’entendent les Canadiens, qui est généralement fort déraisonnable

 

(**) le pouvoir de gestion de l'employeur est la manifestation de la liberté d'entreprendre et de la liberté du commerce et de l'industrie. Ce pouvoir a été consacré par la Cour de cassation comme la capacité, pour l'employeur de créer et de diriger l'entreprise comme bon lui semble.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:00

CHIPS, JOUR D'ELECTIONS

 

 

Aujourd'hui 20 octobre 2011, c'est jour d'élections professionnelles au CHIPS, l'hopital de Poissy-Saint Germain en Laye.

 

Le paysage syndical est assez clair, puisqu'il n'y a que deux syndicats qui présentent une liste : CFDT et SUD/SANTE.

 

Ces élections sont d'une importance capitale car il s'agit de choisir les représentants des salariés pour une durée de quatre ans. Au programme, nous retrouvons bien entendu la défense des droits et des conditions de travail, mais aussi la défense du service public hospitalier auquel je suis fortement attaché. A Poissy comme ailleurs. Mais il faut garder en tête que le risque est de n'avoir plus qu'un seul service d'urgences de nuit dans les Yvelines...à Versailles...!

 

De plus, même si elle ne maîtrise pas le sujet qui est devenu hautement politique et à défaut de communication à venir de la part de la Direction sur l'avenir du CHIPS, les syndicats ne manqueraient pas de la relancer : deux sites ? un seul rénové ? ou un neuf ?

 

Il s'agit de rendre plus attractif le monde hospitalier : entretiens annuels, formation professionnelle, conditions d'accueil et de vie des personnels, entre autres. L'autre enjeu réside également à la fin de la précarité (CDI à défaut de titularisation, ou seule titularisation, selon chaque syndicat) là où les postes sont vacants.

 

Argument différenciant pour la CFDT : la signature du protocole d'accord (national) du 31 mars 2011 relatif à la sécurisation des parcours professionnels des agents contractuels de la Fonction Publique. Son décret d'application tarde un peu à venir, mais c'est une tendance de fond puisque le CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) est entrée en vigueur en France depuis le 1er septembre dernier.

 

Et bien entendu, le tout pour générer un dialogue social renforcé et renouvellé avec le nouveau Directeur. 

 

Alors, salariés du CHIPS, votez le plus largement possible pour donner la meilleure assise qui soit à vos représentants.

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:00

MENDICITE, UN POINT DE VUE

LEGALE OU ILLEGALE, MAIS NON SANS SOUCI

 

 

Lundi dernier, malgré le jour de solidarité mondiale pour le refus de la misère, la mairie de Marseille a  publié le sein sans limite de temps, imitant celui décrété par la préfecture de police de Paris le 14 septembre dernier qui interdit de mendier sur les Champs-Elysées à Paris.

 

Plusieurs municipalités, comme Nice, Montpellier et Chartres, appliquent régulièrement durant la période estivale, des arrêtés de type « anti-mendicité ». Ils leur permettent d'infliger des amendes aux mendiants, ce qui n’arrange pas leurs finances, en leur enlevant parfois le peu de ce qu’ils ont en poche...

 

Ce qui a malgré tout un certain succès, parait-il. Les municipalités ne vont pas jusqu’à engager des poursuites pour délit de "mendicité agressive" (passible de six mois d'emprisonnement et de 3750 euros d’amende selon l’article 312-12-1 du code pénal) car la procédure reste lourde et la charge de la preuve difficile à faire ressortir devant un juge.

 

De leur côté, les associations de lutte contre la pauvreté dénoncent unanimement ces mesures qui visent à déplacer la misère.

 

A Poissy, nous n’en sommes pas encore là. Mais la mairie n’est pas en reste puisque c’est elle qui fait la manche ! En toute légalité…

 

Comment ?! Simplement en taxant plus ses administrés dès 2011. Ceux qui ont déjà reçu leurs relevés de taxe d’habitation  et de taxe foncière ont même trouvé la pratique plutôt « agressive ».

 

L’autre différence qui est constatée n’est pas dans le déplacement de la misère, mais sa mise en place au cœur même de la cité. Car au vu des nouveaux montants en nette hausse, qui ne s’est pas écrié « misère ! » ? Misère au portefeuille…CQFD ?...

 

Toujours est-il que, illégale ou légale, la mendicité municipale ou gouvernementale  va poser de nombreux soucis à nos concitoyens : après les dernières annonces de la rentrée avec ses taxes en hausse, le budget 2012 de la France contiendra la suite du mouvement « populaire ». Ce sera du meilleur effet en prélude à la campagne présidentielle n’en doutons pas.

 

Mais consolons-nous, nous n’en sommes pas encore au niveau des Grecs qui font la manche au niveau de l’Europe, auprès des Etats et de leurs représentants qui savent parfaitement qu’il n’y aura pas de remboursement. Nous avons encore un peu de temps et de marge devant nous, mais probablement que quelques mois de répit.

 

D’ici là, la ville aura fait la manche avec succès, avec versement annuel. Mais n’oubliez pas de donner aux mendiants des rues : leur manche est tout autant légale, à Poissy en tout cas, que celles dont nous venons de parler, et que pour eux c’est parce que vous le voudriez bien.

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