Après l’exposition (toujours en cours), c’est le marché aux bestiaux qui fait son retour à Poissy ce 18 septembre matin.
Retour, puisqu’il a 200 ans, Poissy était le « ventre de Paris ».
Il est difficile aujourd’hui d’imaginer la ville avec 3000 boeufs, 1000 veaux, 8000 moutons la journée. Mais pourtant avec des noms de rues évocateurs - rue de la Triperie, rue aux Moutons, rue du Boeuf couronné, ruelle aux Vaches, rue des Bouveries... Poissy était une place de choix dans l’alimentation animale.
De la foire attestée au XIe siècle, au marché transféré en 1867 à la Villette, Poissy était est une des plaques tournantes du commerce de bestiaux pour approvisionner les bouchers de la ville de Paris.
La création du Concours d'animaux gras de Poissy est à l'origine du Concours général agricole, organisé à Paris à partir de 1854, avant de prendre le nom de Salon international de l'agriculture en 1964 !
Sans doute que cette manifestation ne laissera pas indifférent les défenseurs des animaux, dont la parti animaliste, qui ne manqueront probablement pas de venir manifester.
La rentrée est là, on l’attendait.
Voir tous ces jeunes sur le chemin de l’école donne du baume au cœur, parfois de l’inquiétude, aux parents pour le redémarrage des classes.
L’inquiétude est également présente dans les établissements et au ministère pour ces 3000 postes d’enseignants non pourvus. La polémique sur le niveau des candidats professeurs et du temps de formation des contractuels enfle fortement.
Pour attirer du monde, il est question d’augmenter les salaires des débutants et des milieux de carrière en septembre… 2023…
En attendant, la reprise c’est aujourd’hui et tous attendent leurs professeurs avec plus ou moins d’impatience. Question de matière et de son intérêt en grande partie.
Mais ne désespérons pas d’avoir les vides comblés rapidement.
Bonne rentrée à tous !
A Poissy comme ailleurs
En mai dernier, la Direction nationale de la CGT procédait à la désaffiliation de la section syndicale CGT de PSA Poissy. En clair, elle la sortait du syndicat.
A la source de cette décision, son activisme politique et surtout celui de son leader, Jean-Paul Mercier, en dénonçant « la prédominance d’un parti politique et l’absence de vie syndicale qui en découle ».
L’enjeu est de taille pour les 16 délégués syndicaux CGT qui ont été notifiés récemment par huissier de leur assignation devant le tribunal de Bobigny pour ne plus se revendiquer (en conséquence) de la CGT ou d’utiliser le logo sous peine de 1000 euros par infraction.
Outre le fait que cela ferait cher le tract estampillé du logo, ne plus être assimilé à un syndicat représentatif au niveau national ne leur permettra plus de se présenter au premier tour d’une élection professionnelle, à moins de trouver le label d’un autre syndicat représentatif.
Loin de vouloir nous immiscer dans les tambouilles internes, le combat syndical est et reste un combat.
Celui de la CGT semble s’orienter de plus en plus vers la préservation des entreprises pourvoyeuses d’emplois, à l’instar de la CFDT (et de la clarification de sa démarche il y a quelques années déjà l’ayant mené à une scission interne) qui l’a dépassé pour devenir le premier syndicat national.
Ainsi avec la baisse des emplois dits industriels en corrélation avec celle du poids de l’industrie dans le PIB national depuis 20 ans, on est en droit de penser que le réalisme économique devrait prévaloir.
Le sort des révolutionnaires politisés aux esprits restés aux temps des luttes (utiles et nécessaires) des années d’avant ou d’après guerre semble ainsi jeté : ils n’ont plus leur place dans la lutte de survie des outils industriels français face à ceux des pays à bas coûts (de main d’œuvre : Chine ou ex-pays de l’Est) qui leur ont taillé des croupières année après année.
La fusion PSA-Chrysler-Fiat n’y est sans doute pas étrangère avec le rééquilibrage décisionnel du futur des entités.
Les fermetures de site et les baisses importantes d’effectifs chez les constructeurs et les équipementiers en sont l’illustration, marquant le basculement des productions de beaucoup de nouveaux véhicules vers des contrées hors sol national.
Avec le basculement vers l’électrique, où le besoin de main d’œuvre est bien moindre que le thermique, l’enjeu est de conserver l’emploi automobile en France dans la perspective des 15-20 ans, dans un environnement propice et donc apaisé. La véritable révolution serait sans doute celle-là, aidant à une re-industrialisation plus marquée et effective et au plein-emploi ambitionné par le gouvernement.
A chacun d’y apporter sa contribution, CGT y compris. A Poissy comme ailleurs.