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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 08:00

CHOMAGE, UNE FLAMBEE

 

"Hélas, sans surprise" tel que le déclare Michel SAPIN, notre nouveau ministre de l'emploi, la situation de l'emploi en France donne le vertige : près de 3 millions de chômeurs, pour la seule catégorie A à fin juillet.

 

Beaucoup de nos politiques ciblent la reprise de l'emploi, avec l'appui de nouveaux contrats aidés, pricipalement publics, destinés aux jeunes sans formation, sans emploi durable. Ces contrats aidés ne seront pas durables pour autant, mais c'est une mesure qui dans son ampleur nationale, devrait concerner un jeune sur cinq ayant quitté le cursus scolaire et actuellement en recherche d'emploi. Si l'intention de remettre le pied à l'étrier est louable, le création d'emploi ne se décrète pas. Ne doutons pas qu'il y aura un volant d'embauches qui sera décidé par notre équipe municipale majoritaire. Nous n'en sommes plus à quelques "animateurs" près.

 

La vraie question - enjeu national prioritaire - des mesures de fonds pour créer de l'activité économique, reste pour le moment sans réponse concrète et efficace. Notre premier ministre a récemment fait la danse du ventre devant le Médef, en déclarant qu'il aimait les entreprises, les actes (taxations supplémentaires) laissent toutefois penser le contraire, dans la droite lignée de la précédente déclaration faite par un François Hollande qui n'était pas encore Président de la République.

 

On pourrait s'offusquer que le gouvernement n'ait pas été "suffisamment actif" durant l'été, mais la critique semble bien pittoresque quand le manque d'activité a été constaté depuis 10 ans au bas mot.

 

Car la racine du mal est bien à chercher bien en arrière de quelques années. 

 

2002 - mise en place de l'Euro comme monnaie unique et non commune

2004 - début de la hausse du coût des matières premières (acier, pétrole), donnant un signal d'accélération des délocalisations de production, notamment d'automobiles

2007 - début de la crise des "subprimes", effondrement du chateau de cartes financières spéculatif

2008 - "seulement" 2 millions de chômeurs (catégorie A) en février

 

Nous voilà à +50% en à peine plus de quatre ans : 3 millions, soit un de plus , dont 100.000 depuis début mai 2012.

 

De ces proportions catastrophiques, bien peu de l'ancienne majorité présidentielle en font état. Un syndicat, la CFDT, exhorte à "avancer sans tarder vers des mesures de fond". Avec le "contrat de génération" et l'annonce de "l'engagement de réformes négociées de relance de l'emploi", il est fort à craindre que le développement économique, seul réel générateur d'emploi durable, soit le parent pauvre des mesures à venir.

 

Ce ne serait qu'à l'image du service du même nom à Poissy... le national rejoignant le local, et inversement.

 

La flambée du chômage n'est pas prête d'être éteinte.

 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 20:00

Quand un jour, enfant, je disais à mon père que je voulais être comme le grand Monsieur qui lève ses deux mains en disant « je vous ai compris » il me répondit assez justement que pour cela, il fallait soit faire beaucoup d’études, soit gagner une guerre mondiale. Comme la probabilité que je fasse beaucoup d’étude était plus faible que celle que la connerie humaine nous concocte une petite guerre dont elle a le secret, je décidai, passivement, d’attendre l’envahisseur qui n’est finalement jamais venu. Mais je gardai toute ma vie une admiration sans borne pour ces hommes et ces femmes d’Etat qu’ils soient Présidents ou Ministres de la République.

Mais ça c’était avant Cécile Duflot.

 

Alors certes, j’ai déjà été déçu par des ministres, de droite comme de gauche. J’en ai connu des incompétents, des idéologues, des paresseux, des hésitants, des égocentriques, des lâches, des pervers etc. Mais ne comptez pas sur moi pour donner des noms, je ne veux pas froisser l’amour propre de  Philippe Douste Blazy, Elisabeth Guigou, Dominique Strauss Kahn, Jack Lang ou Marie Georges Buffet. Je sais me tenir. Mais avec Cécile Duflot c’est différent. Ce n’est même plus de la déception, c’est une espèce de stupéfaction devant l’ampleur de sa bêtise. Un ahurissement proche de celui qu’on peut avoir devant une œuvre d’art. Parce que sa connerie est artistique, elle dépasse ce qu’on peut observer dans la vraie vie. Et pourtant elle est ministre. J’ai ressenti cela une autre fois, dans une moindre mesure, quand j’ai reçu un jour le bulletin de note de ma fille qui était en CM1 avec la mention de son instit : « la règle du participe passé n’est pas maîtriser »…

 

Je n’avais aucun préjugé sur Cécile Duflot avant qu’elle ne soit ministre sinon que je la savais idéologue, mesquine, hystérique, incompétente, calculatrice, ambitieuse plus pour elle que pour ses idées, démagogique, opportuniste, lâche et pas très maline. Rien de plus. J’ai donc observé sagement et de manière objective…

 

D’abord, pendant la campagne, je la suivais sur Twitter, je suis tombé sur des tweets comme celui-ci : « Traverser les étendues jaunes, sentir malgré soi l’odeur doucereuse du Colza en fleur d’une enfance dans la plaine de la Brie » Je me suis d’abord dit que la pauvre n’avait pas la lumière à tous les étages et puis j’ai compris la raison de ces élancements psychédéliques quand elle se prononça, très vite après sa nomination, pour la dépénalisation du Cannabis. J’ai ensuite placé l’épisode du jeans en conseil des ministres sur le compte de sa démagogie : cette reine des bobos qui n’a jamais vu une vache de sa vie autrement qu’au salon de l’agriculture doit penser que les gens du peuple s’habillent mal, donc qu’elle doit s’habiller mal pour faire croire qu’elle leur ressemble, un classique du populisme de gauche que manient très bien les écolos et que François Hollande a élevé au rang de pratique présidentielle en montrant ses augustes bourrelets sous un polo de la foire fouille à Brégançon cet été.

 

Et puis il y a eu l’épisode des remises généreuses et abondantes de légion d’honneur que Duflot a accrochées dès le début de sa prise de fonction à la poitrine de sa clientèle politique la plus fidèle après avoir poussé des cris pendant des mois sur les prétendues affaires de favoritisme dans l’affaire Woerth. Là, j’ai trouvé ça cocasse, celle qui avait tenu la main d’Eva Joly dans son désastre électoral qui ressemblait davantage à une croisade pathétique contre le principe de la présomption d’innocence allait, quelques mois après, distribuer des hochets non pour le mérite mais en vertu des idées politiques des récipiendaires

 

A ce moment là, commençait doucement à poindre dans mon esprit l’idée que cette ministre était en fait simplement stupide et que les autres défauts que je luis prêtais peu charitablement jusqu’alors n’étaient que les conséquences de cette bêtise plus structurelle que conjoncturelle. Et là, Cécile Duflot ( je vous rappelle qu’elle est ministre de la République au même titre qu’un Chevènement ou qu’un Michel Debré par exemple) pour désamorcer la polémique sur les légions d’honneur twittait cette photo avec le commentaire suivant : «  manger les smarties de manière très stricte : un bleu, un rouge, un vert, un rose. »

C’était donc ça ! Elle est stupide ! mais pas stupide comme on peut l’être dans la vraie vie, une stupidité abyssale, un truc rare, un truc qui pourrait presque la rendre attachante si elle n’avait pas entre ses mains une parcelle de pouvoir qui lui donne la possibilité de dépenser mon pognon. Un genre de stupidité que l’on doit étudier dans les facultés de psychologie, avec chez elle, ce petit plus qui rend son personnage tout à fait unique : un goût immodéré pour le ridicule. C’est sans doute ça que Coluche appelait la « Poésie de la bêtise. »

 

Et ce savant mélange de stupidité et de goût du ridicule elle nous l’a encore démontré hier en posant encagoulée pour la libération des Pussy Riots aux universités d’été d’Europe Ecologie Les Verts. Stupide parce qu’un ministre de la République ne devrait pas commenter une décision de justice d’un pays étranger et néanmoins ami – c’est le rôle de la diplomatie – , stupide aussi parce que terriblement conformiste et ridicule parce que je ne suis pas certain que cette mascarade carnavalesque dont seuls les écolos ont le secret soit de nature à faire prendre au sérieux cette revendication que l’on peut par ailleurs trouver juste et opportune.

 

Alors voilà, nous avons donc dans notre gouvernement qui a déjà montré son incompétence, sa propension toute socialiste à la prodigalité, son ontologique démagogie et son authentique capacité à prendre les français pour des demeurés, nous avons donc aussi, une ministre stupidement ridicule et ridiculement stupide. Une ministre qui va continuer à s’asseoir gentiment sur ces beaux principes pour pouvoir goûter encore et encore aux avantages procurés par sa fonction.

 

Si Ernest Renan avait connu Cécile Duflot il l’aurait montrée en exemple pour illustre son célèbre propos : « La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini. »

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 07:30
TRAVAUX D'ÉTÉ


Aujourd'hui, la journée municipale commence par la visite des chantiers d'été.

C'est presque une nouveauté en soi, puisque l'an dernier, les conseillers d'opposition avaient été "oubliés" d'être invités. Le nombre de travaux était pourtant de bon niveau, mais pas autant que cette année où les travaux sont un peu plus visibles. Le niveau atteint est redevenu "normal", contexte oblige...

Si les réfections en tous genres ont été menées, il reste cependant un point particulier qu'il faut mener de toute urgence, pour ne pas laisser perdurer une situation de délabrement flagrant.

Les Pisciacais ne font que constater depuis plusieurs semaines l'état déplorable des feux rouges de la ville. Celui situé sur le chemin menant à la caserne des pompiers depuis le centre ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Dans le sens inverse, celui en bas de la rue descendant vers la prison, le long du cimetière, est sérieusement endommagé. À l'autre entrée de la ville, en venant par le pont de Carrières, un autre feu est "en rade". Et le tour complet de la ville complétera plus largement la liste.

Fut un temps, les électriciens de la ville se chargeaient de leur entretien. Désormais, le suivi laisse plus qu'à désirer. Peut être est-ce une politique volontaire pour justifier leur remplacement à terme par des rond-points ? Ce ne sera pas possible à moins de pousser à l'extrême la démarche de développement des "zones de rencontre"...

Alors, un dernier effort d'été, monsieur le maire, pour mieux assurer la sécurité de ses administrés ? L'adjoint en charge des services municipaux concernés pourrait nous donner une Lobjeois sans pareille...
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:00


Il y a les Pisciacais de la ville et ceux des champs...

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:00
SOUS PRÉFETS EN SURSIS
Il n'y a pas de fumée sans feu



À l'heure où le gouvernement prône les économies à tout crin, le rapport 2012 de la Cour des Comptes vient à point nommé !

Ainsi, comme "ce niveau infra-départemental de l'administration de l'Etat devient de plus en plus inconsistant", les sous-préfectures ont du souci à se faire !

Hérité du Consulat de Napoléon Bonaparte, l'échelon administratif couvert est celui de l'arrondissement (pas tous) soit 230 sur les 330 en métropole. Il y en a 8 en outre-mer.

Cette fois, la réflexion pourrait bien aller jusqu'à son terme. Puisque la Sarkozie avait modifié la carte judiciaire, n'est-ce pas la brèche pour réduire l'intervention de l'Etat dans les régions ? Ou plutôt serait-ce le "bon" compromis pour montrer la voie de l'effort de rigueur budgétaire afin d'épargner l'échelon du Conseil Général, mis sur la sellette avec la réforme territoriale, car désormais trop teinté de rose pour qu'on s'y attaque...?

L'association des maires ruraux de France, qui représente un premier édile sur trois, s'en est émue, sensible à la présence de l'Etat dans les territoires.

Peut-être faut-il adapter la carte des arrondissements aux nouvelles réalités socio-démographiques, mais attention de ne pas se fixer dans une logique purement comptable. Même si les doublons coûtent cher à l'Etat, peut-être serait-il préférable de prendre en compte les problèmes de chaque territoire ?

Dans les Yvelines, exemple "au hasard", la préfecture sera-t-elle en capacité de répondre si ce n'est rapidement aux élus des quelques 283 communes yvelinoises ? Alors que jusqu'à présent la répartition et le maillage géographique jouait en faveur de toutes les communes (si elles le voulaient bien!), les plus petites d'entre elles ne risquent-elles pas d'être placées au second plan de cette centralisation départementale ? Les plus grandes également, selon la nature des sujets, sauf à renforcer l'hydre administratif...

Pour nos concitoyens Pisciacais, verraient-ils d'un bon oeil de devoir tous aller faire la (longue) queue à la Préfecture de Versailles suite à la fermeture des bureaux d'accueil de Saint-Germain ?

Ainsi au lieu d'accentuer l'impression de désertion de l'Etat, ne faudrait-il pas au contraire renforcer sa présence locale, notamment sur le plan sécuritaire ?

C'est un choix qui est à faire, mais avec cette rigueur qui ne porte toujours pas son nom, ne serait-il pas déjà tacitement pris ?
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