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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 09:00
Depuis quelques jours, nos compatriotes découvrent éffarés le circuit surréaliste d'un plat de lasagnes à travers les pays de l'Union européenne. Le scandale Findus révèle que plus personne ne sait ce qui se trouve dans nos assiettes. Chaque maillon de la chaine se rejette la faute.

Les autorités, quant à elles, sont dans le flou le plus total. Est-ce que la faute vient de l'abattoir roumain, du trader chypriote, du sous-traitant hollandais, du distributeur français, de l'usine luxembourgeoise ? C'est impossible de le savoir.

C'est impossible car l'Union européenne a imposé la loi de la jungle à l'échelle du continent. Dans l'agroalimentaire, comme dans l'industrie, c'est la prime au moins-disant social, environnemental et même sanitaire. La France peut s'enorgueillir d'avoir un des standards les plus élevés pour la qualité de ses produits alimentaires.

L'administration française impose à ses producteurs des normes très strictes pour protéger les consommateurs et imposer un haut niveau d'exigence à son industrie agroalimentaire. Mais à quoi cela sert-il si dans le même temps on autorise des importations sans aucun contrôle ?

Nous nous sommes mis dans les mains d'une machine, l'Union européenne, qui a la ferme intention de déconstruire tout ce que la France a de meilleur. Nous en voyons chaque jour le terrible résultat.

On savait déjà que l'Union européenne condamnait nos emplois.
On découvre aujourd'hui qu'elle contamine nos assiettes.
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:00

Réforme des rythmes scolaires :

un nouveau cadeau pour le privé,

un coup de canif à l'égalité républicaine 


Le Ministre de l’éducation nationale vient de faire parvenir aux municipalités un guide pratique pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, document fort instructif en particulier en ce qui concerne le « public » concerné et les dotations budgétaires (« fonds d’amorçage ») qui seront accordées aux communes candidates.

En voici quelques extraits significatifs :

Page 20 :
Les écoles privées ne seront pas concernées par la décision du maire d’appliquer la réforme à la rentrée2013 ou à la rentrée 2014.
En effet, selon le code de l’éducation, les écoles privées organisent librement la semaine scolaire. Chacune d’entre elles décidera donc si elle souhaite appliquer la semaine des neuf demi-journées et déterminera les horaires d’entrée et de sortie de l’école.

Pages 24 et 25 :
Toutes les communes disposant d’au moins une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat percevront au titre de l’année scolaire 2013-2014 une dotation de 50 euros par élève dès lors que les enseignements y seront organisés sur neuf demi-journées par semaine à la rentrée 2013.

Les écoles privées sous contrat seront donc concernées par le fonds au même titre que les écoles publiques dès lors qu’elles organiseront les enseignements sur neuf demi-journées hebdomadaires à la rentrée scolaire 2013. Elles seront également éligibles à la part majorée (communes dites « cibles » DSU ou DSR, Outre mer) de la dotation dans les mêmes conditions que les écoles publiques en 2013 et 2014. (soit +40€ ou +45€ par élève). Les modalités de versement de l’aide aux écoles privées seront précisées par décret.

Page 27 :
la dotation est calculée sur la base du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques ou les écoles privées sous contrat de la commune, quel que soit le nombre de ces élèves inscrits à des activités périscolaires.

Que peut-on en déduire ?

Les écoles privées sous contrat sont donc officiellement reconnues comme écoles de la République puisqu’elles vont bénéficier de fonds publics au même titre que l’école publique, tout en conservant leur liberté d’adhérer ou pas aux instructions officielles édictées par le ministère de l’éducation nationale pour mettre en œuvre la réforme des rythmes scolaires !

 

Cette décision est non seulement injuste car les écoles privées (confessionnelles pour la plupart) ne respectent pas les principes fondamentaux de l’enseignement (gratuité, laïcité et respect de la carte scolaire), mais en plus, elle contredit l’article L212-8 du code de l’éducation qui précise à propos des dépenses obligatoires des communes pour le privé sous contrat: Les dépenses à prendre en compte à ce titre sont les charges de fonctionnement, à l'exclusion de celles relatives aux activités périscolaires.

Or, il s’agit bien (page 30) … d’activités périscolaires, qui sont mises en place par les collectivités territoriales en prolongement du service public de l’éducation, (visant) à favoriser l’égal accès de tous les enfants aux pratiques culturelles, artistiques, sportives, etc.
Alors s’agit-il d’un excès de pouvoir ? On peut en douter mais c’est bien révélateur d’une acceptation officielle du dualisme scolaire au sein de notre Etat laïque ( ?).

… et une ouverture vers la marchandisation du système scolaire ?

En dehors de cet aspect qui concerne les valeurs de la République on peut aussi s’interroger sur l’évolution du service public d’éducation, si on comprend bien les termes cités ci-dessus (page 30) il semblerait que les activités déclarées obligatoires jusqu’à présent dans les programmes scolaires (éducation physique, musicale, artistique…) pourraient être transférées au périscolaire avec le caractère facultatif qui les définit, page 36.

 

Alors comment s’organise la participation aux activités périscolaires ?

Même si les familles ne sont pas obligées d’inscrire leurs enfants à ces activités, il est fort à parier que sous couvert de « justice sociale », il soit demandé une participation, probablement dégressive.


Actuellement, la tarification ou la non-tarification des activités périscolaires organisées par les communes ou les EPCI relève déjà de leur compétence. Dans le cas où la commune déciderait d’une tarification, il conviendrait cependant de veiller, dans l’organisation des activités périscolaires, à caractère facultatif, à ce que les ressources des familles ne constituent pas un facteur discriminant entre les élèves.

Voilà toutefois comment générer une percée supplémentaire dans le portefeuille à des parents qui seront mis devant le fait accompli. Même si les activités sont facultatives, chaque enfant aura-t-il la possibilité d’en bénéficier ? La voie de la marchandisation de l’enseignement serait-elle en route ?

 

Car si on comprend bien, les activités périscolaires devraient être un prolongement de l’éducation des enfants mais ne s’adresserait qu’à ceux qui seront volontaires, ou pire encore, à ceux qui pourront payer si les communes l’exigent ?

Au travers de cette analyse, que fait-on du principe d’égalité de tous les enfants de France devant l’éducation nationale ? Venant d’un gouvernement qui se targue d’appliquer des principes de justice sociale ce document ne peut qu’inquiéter les citoyens de notre république qui l’ont élu.

 

A Poissy, l’équipe municipale, premier édile en tête, voudra-t-il se montrer un « bon élève » ou sera-t-il en capacité de s’émanciper de la directive ministérielle ?

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 08:02
Après l'épisode du "mariage pour tous", revenons à la source avec "l'amour pour tous". Bonne Saint-Valentin !
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 09:00

POISSY A AUSSI EU SON "AFFAIRE FINDUS"

 

L'affaire "Findus" en cours, qui suscite un grand émoi en France notamment, a eu un précédent à Poissy. Allez fouiller dans votre mémoire :

 

En mars 2008, on pensait avoir du premier choix, mais finalement on a misé sur le mauvais cheval... Y a-t-il eu tromperie sur la marchandise...? Certains le nient voire le dénient, d'autres en sont convaincus.

 

Dans la pratique, le risque sanitaire a été évité, mais pas le risque budgétaire ! Pour cela, les parties restées saines ont dû rapidement se séparer de la partie atteinte pour ne pas être contaminées par la folie dépensière...

 

Ne parlons pas des intermédiaires et responsables politiques qui ont permis tout cela.

 

En 2014, cela va nécessiter un contrôle strict !

 

Cette mésaventure devrait faire prendre conscience à tous qu'il faut à tout prix éviter l'introduction et la présence des partis qui gangrènent le corps...électoral...

 

Soyons certain que cela donnera un sacré boulot aux agences de communication !

 

Comme aujourd'hui dans l'affaire Findus...


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:30

 

LES LYS, UN DÉLICE !

 

Mauvaise surprise récurrente pour les personnes venues se garer au parking de la gare, c'est complet !

 

Cette fois, ce sont les risques d'inondation qui sont en cause, la faute à la Seine qui monte. Solution de repli : le parking des Lys, situé sous la place Pompidou. Refait à neuf, il est en fonction depuis plusieurs mois, après des années de déshérence.

 

Il y a pas mal de places libres, un véritable délice ! Probablement aussi grâce au tarif deux fois plus cher (au moins), que le parking gare... Un délice n'est jamais donné !

 

Regardons un peu plus loin que le petit bout de notre nez : Demain, si la ligne Eole était prolongée, et avec l'arrivée massive de nouveaux habitants, Pisciacais ou venant de l'autre côté de la Seine, quid des voitures ?

 

Comme pour la future gare TGO, l'espace de parking nécessaire est au abonné absent.

 

Il y en a qui vont déguster... Le délice transformé en calice ? 

 

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