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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:00

ASSURANCE MALADIE,

MALHEUR AUX PAUVRES !

 

Le problème des dépassements d’honoraires oblige pour le comprendre à entrer dans le détail. Les Français, eux, en comprennent la conséquence : il va être de plus en plus difficile et coûteux de se soigner : malheur aux pauvres !

Cette question résume à elle seule l’étrangement dans laquelle la politique économique, monétaire et financière néolibérale plonge l’Assurance-Maladie dans notre pays.

Côté dépenses, il faut admettre que la médecine coûte et coutera de plus en plus cher, et avec elle toute la protection sociale. C’est la rançon du progrès technique et du vieillissement de la population. Cette augmentation des coûts exige une rationalisation du système qui n’est pas nécessairement synonyme de réduction de la qualité.

On notera néanmoins que ne sont que rarement évoquées les économies directes permises par les techniques en elles mêmes coûteuses mais plus efficaces, les gains économiques globaux résultant de l’allongement de la durée de vie, ni la création et le maintien des emplois de la santé.

La crise de l’Assurance-Maladie et son déficit chronique qui s’accélère est d’abord une crise de recettes. Le chômage de masse depuis trente ans, auquel la récession économique vient s’ajouter depuis 2008, étrangle les revenus de l’Assurance-Maladie qui continuent à peser essentiellement sur les revenus du travail.

Dans ces conditions, il est devenu progressivement impossible de rémunérer les professionnels de santé à un niveau correct compte tenu de leur qualification, de leurs responsabilités, de leur entrée tardive dans la vie professionnelle, des besoins croissants d’investissements et de temps consacré à la gestion administrative ou organisationnelle. Les revenus des professions de santé, non seulement des médecins mais de paramédicaux, se situent en moyenne en dessous de ceux de professions libérales ou techniciennes comparables. Sur l’échelle des revenus médicaux étudiée en 2007 dans les pays de l’OCDE, les médecins français se situent globalement dans une petite moyenne.

Les dépassements d’honoraires sont une création du gouvernement Barre en 1980, au tout début de l’entrée de la France dans la politique néolibérale.

Ils ont consisté à faire payer une part croissante des honoraires médicaux non plus par la solidarité de l’Assurance-Maladie, mais par chaque ménage , que ce soit directement ou par l’intermédiaire des Mutuelles , qui , il faut le rappeler énergiquement, ne sont pas un système de solidarité mais un système d’assurance individuel dont la qualité dépend du montant de cotisations.

Le phénomène a pris depuis une ampleur telle qu’il est devenu une des causes de la médecine à plusieurs vitesses et des “déserts médicaux” : pour s’assurer des revenus suffisants, les dépassements restant pourtant limités dans la grande majorité des cas , les médecins s’installent en priorité dans les zones solvables et désertent les zones plus pauvres, accélérant la spirale de la désertification des territoires.

Pour ne citer qu’un seul chiffre, ceux de l’Ile de France, on notera que la densité médicale pour 100.000 habitants, que ce soit en public ou en privé, est quatre fois plus importante dans la capitale que dans les départements de la grande couronne, qui regroupent 70% de la population de la région, alors même que ceux-ci disposent de moins de médecins que la moyenne nationale.

Que peut-donc proposer dans ces conditions un gouvernement qui fait de la réduction des déficits publics au prix d’une récession sans fin l’axe de sa politique ? D’un côté des bricoles : sanctionner les abus les plus criants et de l’autre faire surtout appel de façon sans cesse croissante aux mutuelles, au risque de les mettre dans des difficultés insurmontables sans relèvement substantiel de cotisations de plus en plus élevées. La hausse se situe en 2012 à plus de 5%. On notera au passage que la taxation fiscale supplémentaire des cotisations voulue par le gouvernement Sarkozy, et que la gauche avait à juste titre dénoncée, est toujours à l’œuvre, les élections étant derrière nous…

C’est donc clair : le gouvernement Hollande, comme celui de Sarkozy, a baissé les bras. Chaque famille française devra sans cesse davantage se soigner en fonction de sa richesse.

Pour en sortir il y a pourtant de nombreuses pistes :

  • transférer davantage les cotisations d’assurance-maladie vers la CSG afin de mettre à contribution les revenus du capital à égalité d’avec ceux du travail;
  • taxer aux frontières les importations provenant des pays qui développent l’esclavage humain et affecter une partie de ces taxes à la protection sociale ;
  • recréer de l’emploi et de la croissance en changeant de système monétaire : la récréation d’un million d’emplois industriels apporterai 10 Milliards de recettes à l’Assurance-Maladie, soit la moitié du déficit actuel;
  • rationaliser le système de soins notamment dans le domaine du médicament, où une économie de 10 milliards est également possible, ce qui permettrait de relever de 25 à 30 % les honoraires médicaux conventionnés.

C’est possible ! Mais on le voit bien : il faut entièrement changer de cap économique, monétaire, social.

 François Morvan


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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:30

URGENCE POUR LES URGENCES !

 

 

La situation du service public de la santé est de plus en plus difficile : crise du financement, réduction des moyens, développement du privé. Dernièrement, le sujet du dépassement d’honoraires montre un environnement en ébullition.

 

Des collectifs de défense se sont constitués pour alerter l’opinion publique. Le tractage, comme ce matin sur le marché de Beauregard à Poissy, en est l’expression sur le terrain.

 

En voici quelques extraits :

 

« Quel constat ? : A l’hôpital public de Poissy Saint Germain, la qualité des soins ne cesse de se dégrader, en particulier aux urgences, qui sont saturées.

 

Pourquoi ? Comme partout en France, ce ne sont plus les besoins de la population qui priment mais uniquement des critères de rentabilité. Les besoins, en matière de  santé, sont soumis à l’impératif financier. Les décisions sont prises par des Agences Régionales de Santé, structures bureaucratiques, non démocratiques, (créées par la loi Hôpital Patients Santé territoire, en 2009), sans jamais la moindre concertation avec les personnels, la population et les élus locaux.

 

Mais où va-t-on ? Le manque de moyens dans les hôpitaux publics, la sélection des malades, la privatisation des soins, les dépassements d'honoraires conduisent tout droit à une dégradation de notre système de santé : beaucoup de jeunes, de personnes âgées, et bien d'autres, ont déjà du mal à se soigner. »

 

Outre la demande de la construction « immédiate » d’un service d’urgences de qualité sur le site de l’hôpital de Poissy, ouvert 24 h sur 24, 7 jours sur 7, l’enjeu de taille consiste en la réouverture du service des urgences sur le site de Saint Germain en Laye.

 

 

Un appel à la grève est lancé pour ce dimanche 28 octobre à 10h30, avec défilé pour se rendre à la place de la République, devant la mairie de Poissy, pour demander le retrait du PREF (Plan de Retour à l'Equilibre Financier).

 

 

Contact : Collectif de défense de l’hôpital public Poissy St Germain,

S/C la SGDI, 16 rue de la sablière, 78300 Poissy

 

Blog: http://collectif.hopital.poissy.over-blog.com/

Email: defensehopitalpoissystgermain@gmail.com

 


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 19:30

PIZZA FLAMBÉE

Mais pas au feu de bois...

 

Poissy aurait-elle tendance à ressembler au Far West de la fin du 19ème siècle ? Pétards en tous genre y compris d'origine russe, feux (sauf rouge) pour chauffer l'ambiance locale, vitrines brisées, la liste s'allonge de jours en jours.

 

Cette fois c'est Domino Pizza qui fait les frais de quelques vandales en plein centre ville, à deux pas de l'Hotel de ville et du Commissariat, après 3 heures du matin.

Comment endiguer ce déferlement de violence ? Il y avait la formule "insécuriser les voyous" ou quelque chose dans le genre. D'autres diraient "mais que fait la Police ?". Bonne question car quels sont ses moyens véritables alors que ses effectifs ont été réduits depuis cinq ans ?

 

Sortons du carcan émotionnel pour reprendre nos esprits et trouver une lucidité sur la situation. Et laissons les enquêteurs mener leurs recherches dans la sérénité. Sans aller sur le terrain d'une prétendue "guerre des pizzérias", pourquoi celle-ci a-t-elle fait l'objet de cette attaque pour ne pas dire cet acte guerrier ? 

 

Nos pensées vont aussi aux résidents de l'immeuble qui sont passés tout près d’une catastrophe. Sans l’arrivée rapide des secours, l’ampleur des dégâts, humains et matériels, aurait pu être considérable.

En attendant, les salariés faisaient un sitting vers 19H30 sur les marches aux abords de "feue" leur entreprise (...), avec probablement plusieurs semaines de galère à la clef malgré une potentielle procédure de chômage technique, voire la perte brutale de leur emploi.

L'autre question est de savoir que voudra faire Domino Pizza : continuer l'exploitation ou fermer définitivement ? Encore un mauvais coup porté au commerce et à l'emploi local ?
Affaire à suivre

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:30

CHIPS : le PRÉF n'est pas très apprécié.

 

Le Plan de Retour à l'Equilibre Financier que la Direction de l'hôpital intercommunal de Poissy-Saint Germain veut initier fait des vagues. Pour preuve l'appel au mouvement ce jour à 9h00 devant le CTE qui doit être consulté pour la bonne forme dont la réunion se tiendra à Poissy. Autre action prévue le 25.

 

Alors "simple" réaction syndicale ou problème de fond ? On s'y perd en contre arguments jetés en pâture, par média interposés.

 

Les difficultés financières des hôpitaux français ne sont plus une découverte pour personne, et celui de Poissy en particulier. Il faut noter et saluer la démarche de redressement des comptes entreprise depuis de longs mois. Il semblerait qu'un cap soit nécessaire d'être passé pour aller plus loin dans cet effort.

 

Autant tout ne se fera pas avec les seuls moyens du bord car le financement global du service de santé publique est mis à mal, autant rien ne se fera sans les employés et leurs représentants. La forme peut ainsi avoir parfois - pour ne pas dire souvent - plus d'importance que le fond. Celle qui serait d'être un peu plus participative a-t-elle été suffisamment explorée ? Elle serait probablement PREFérée...

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:00

LE TEMPS DE LA DOUCHE FROIDE

 

 

" Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts ;

Car, pour moi, j’ai certaine affaire

Qui ne me permet pas d’arrêter en chemin.

En toute chose il faut considérer la fin ".

 

Le renard et le bouc - Jean de la Fontaine

 

 

A méditer par nos employés municipaux qui, coup du sort, se sont vus transformés en "concertés d'office" dans le (non-)paiement de leurs heures supplémentaires. Peut-être y avait-il quelques abus, mais les voilà tous concernés, pris au piège, et certains plutôt pris à la gorge de par leur baisse de rémunération, mis devant le fait accompli.

 

Vous l'aurez compris, ils se sont tous ou presque retrouvés dans la pire des situations, mais le maire en a-t-il pris la pleine mesure surtout après avoir joué de la progression indiciaire bienveillante ? On ne connait pas très bien encore le vocable que ces employés ont pris pour qualifier la situation, tellement le choc a été rude... En résumé : c'est la douche froide !

 

2009 avait été l'année du réveil en ce qui me concerne, notamment pour cette raison de "fuite en avant" municipale de l'évolution salariale conséquente de plus de 8% (!). Pris de haut, avec condescendance par notre premier édile, je n'avais fait qu'aleter, en interne au sein du conseil d'abord avant de me rendre à l'évidence que la voix de la raison était devenue inaudible.

 

Il semblerait que l'heure du réveil ait sonné 3 ans plus tard en tentant de faire marche arrière. On pourrait s'en féliciter, budgétairement parlant, sauf que cette gestion a des conséquences désastreuses sur le budget personnel et familial des employés municipaux. Avoir 100 à 300 euros de moins tous les mois peut remettre en cause un équilibre souvent précaire. Notre premier édile va probablement répondre que - comme en avril pour la subvention de l'association sportive du Triathlon - "il faut faire des choix (dans la vie), nous on les fait".

 

La vie est faite de décisions, mais encore faut-il réfléchir suffisamment en amont pour arriver à prendre les bonnes en aval, pour avoir su gérer leurs conséquences. Faute de quoi nous assistons à ce qu'on appelle de l'inconséquence.

 

Si l'objectif était de réduire la masse salariale municipale, la prochaine décision serait peut-être de réduire à portion beaucoup plus congrue le nombre des fameux "animateurs", sans que ce soit exhaustif.

 

A vouloir s'occuper du bien être des Pisciacais, n'en oubliez pas ceux qui sont censés le leur apporter monsieur le maire ! Qu'ils soient employés municipaux ou non, il est fort à parier que les Pisciacais n'auront pas la mémoire courte en 2014.

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